Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Primaire Socialiste

Hollande et Aubry entre « loups » et « caricatures »

L’arbitre Montebourg fait planer le suspense.

Selon un nouveau sondage, François Hollande remporterait le second tour de la primaire socialiste avec 53 % des suffrages contre 47 % à Martine Aubry. Patrick Kovarik/AFP

Le duel entre François Hollande et Martine Aubry s’est tendu à deux jours du second tour de la primaire d’investiture socialiste pour la présidentielle de 2012.
Rappelons que le député de Corrèze, favori pour l’investiture, et la maire de Lille se sont affrontés mercredi soir lors d’un débat sur France 2 ; une confrontation sans heurts, marquée toutefois par une stratégie plus offensive de la candidate.
Mme Aubry avait notamment critiqué le « flou » du projet de M. Hollande, coupable à ses yeux de représenter une « gauche molle » face à la « gauche dure » qu’elle assure incarner. Le député de Tulle avait alors parlé de « gauche sectaire » à son endroit. « Des mots de droite », a répliqué hier sur RTL Martine Aubry, qui a durci le trait contre son rival. « Ça me gêne toujours quand un homme de gauche utilise les mots de la droite », a-t-elle insisté. Elle a de nouveau fustigé le « flou » de l’élu de Corrèze qui, selon elle, « essayait de passer entre les gouttes » lors du débat. « Ma grand-mère disait : quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup », a-t-elle lancé, ajoutant : « J’ai essayé de mettre le doigt sur certains de ces loups. » Invité d’Europe 1 hier, M. Hollande a poursuivi l’affrontement à distance. « Je ne veux pas tomber dans ces caricatures, il n’y a pas des durs et des mous », a-t-il souligné. « La gauche, elle n’a ni à être sectaire ni fragile. Elle a à être tout simplement elle-même. Je ne veux pas être dans la dévalorisation. Je n’ai pas besoin moi de dénigrer, de dévaluer, de dénoncer », a-t-il insisté, précisant qu’il n’avait pas cherché « à blesser qui que ce soit » en parlant de « gauche sectaire ». « Il n’y pas ici les flous et les clairs. Il y a ceux qui peuvent, celui qui pourra, donner un projet à la France », a-t-il déclaré.
François Hollande, sorti en tête du premier tour de la primaire avec 39,2 % des voix, bénéficie des ralliements de Jean-Michel Baylet (0,6 %), Manuel Valls (5,6 %) et Ségolène Royal (6,9 %). Martine Aubry a recueilli 30,4 % des suffrages au premier tour, dimanche dernier, mais estime que « ce n’est pas plié ». « J’en appelle à tous les Français qui veulent un vrai changement pour aller voter dimanche, les femmes, les jeunes... » a-t-elle dit. Selon un sondage OpinionWay Fiducial pour la chaîne d’information LCI et le quotidien Le Figaro, M. Hollande emporterait le second tour de la primaire socialiste avec 53 % des suffrages contre 47 % à Mme Aubry. Le résultat attribué à M. Hollande est en baisse d’un point et celui attribué à Mme Aubry en progression d’un point par rapport à une enquête équivalente réalisée le 11 octobre, avant le débat télévisé de mercredi soir.
Les duellistes attendent désormais la décision du « troisième homme » de la primaire, le député de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg (17,2 %), qui conditionnait son choix – ou non-choix – au débat de mercredi soir et aux réponses des deux candidats à sa lettre ouverte sur la démondialisation. Un article paru mercredi soir sur le site Internet de Libération prête à Arnaud Montebourg l’intention de soutenir « à titre personnel » François Hollande. Le député de Saône-et-Loire a démenti sur Twitter : « Je suis surpris qu’on me prête une décision de soutien à l’un ou l’autre des candidats, que je n’ai pas prise. »
François Hollande et Martine Aubry ont précisé avoir répondu à la lettre d’Arnaud Montebourg, qui leur demande de prendre en compte ses thèmes de campagne : mise sous tutelle des banques, lutte contre la corruption, VIe République. Dans sa réponse, diffusée hier par son service de presse, la maire de Lille affirme que ses convergences « ne sont pas de façade ou de circonstance » avec Arnaud Montebourg. « Tu peux compter sur moi et j’espère pouvoir compter sur toi », écrit-elle. La réponse de François Hollande n’était pas disponible pour l’heure.
(Source : rédaction et agences)
Le duel entre François Hollande et Martine Aubry s’est tendu à deux jours du second tour de la primaire d’investiture socialiste pour la présidentielle de 2012. Rappelons que le député de Corrèze, favori pour l’investiture, et la maire de Lille se sont affrontés mercredi soir lors d’un débat sur France 2 ; une confrontation sans heurts, marquée toutefois par une stratégie plus offensive de la candidate.Mme Aubry avait notamment critiqué le « flou » du projet de M. Hollande, coupable à ses yeux de représenter une « gauche molle » face à la « gauche dure » qu’elle assure incarner. Le député de Tulle avait alors parlé de « gauche sectaire » à son endroit. « Des mots de droite », a répliqué hier sur RTL Martine Aubry, qui a durci le trait contre son rival. « Ça me gêne toujours quand un...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut