Manssor Arbabsiar, cerveau présumé du complot, a vécu pendant de très nombreuses années au Texas, à Corpus Christi. Il y détenait plusieurs propriétés, dont cette maison et des commerces, selon le registre foncier du comté de Nueces. Photos AFP et Reuters
« Immorale » tentative, selon Riyad
L’Iran a rejeté avec force les accusations de Washington, le ministre des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi dénonçant un « scénario malveillant » et assurant qu’en fin de compte, les États-Unis « vont s’excuser auprès de l’Iran ». Il a également mis en garde les États-Unis contre toute tentative de « confrontation » avec l’Iran. Le général Hossein Salami, l’adjoint du chef des Gardiens de la révolution, a également démenti toute implication de membres de l’armée d’élite du régime islamique. Les États-Unis ont mis en cause dans le complot les Brigades al-Qods, une unité spéciale des Gardiens de la révolution.
L’Arabie saoudite, elle, a condamné l’« odieuse et immorale » tentative de tuer son ambassadeur à Washington, selon un responsable non identifié, cité par l’agence saoudienne SPA. Ce responsable n’a pas cité l’Iran. Le prince Turki al-Fayçal, ancien ambassadeur et ex-chef des services de renseignements saoudiens, a déclaré de son côté que « quelqu’un en Iran (devrait) payer ». Il a affirmé disposer de preuves « accablantes » de la responsabilité de l’Iran dans le complot avorté. Les monarchies arabes du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont également condamné le complot présumé. Le chef du CCG, Abdellatif al-Zayani, a affirmé qu’il « nuira sérieusement aux relations entre le CCG et l’Iran ». Amman aussi a vigoureusement condamné : « La sécurité et la stabilité de l’Arabie saoudite sont une ligne rouge », a déclaré le ministre jordanien des Affaires étrangères, Nasser Jawdeh.
L’Union européenne a mis en garde l’Iran contre des « conséquences très graves » si les accusations américaines étaient avérées, tandis que le gouvernement britannique se disait prêt à soutenir d’éventuelles mesures « pour que l’Iran réponde de ses actes ». Cette affaire est « une violation scandaleuse du droit international, dont les auteurs et les commanditaires devront rendre compte », a renchéri le ministère français des Affaires étrangères.
Manssor Arbabsiar
Les deux suspects poursuivis aux États-Unis sont accusés d’avoir préparé l’attentat depuis mai dernier. Manssor Arbabsiar, 56 ans, qui dispose de la double nationalité américaine et iranienne, a été arrêté le 29 septembre à l’aéroport Kennedy de New York, selon le ministère de la Justice. L’autre suspect, Gholam Shakuri, membre des Brigades al-Qods, reste en fuite. L’attentat a été déjoué car M. Arbabsiar aurait rencontré à plusieurs reprises un informateur américain qu’il croyait être membre d’un cartel de la drogue mexicain. Ce dernier lui aurait proposé d’organiser l’attentat pour la somme de 1,5 million de dollars. M. Arbabsiar, cerveau présumé du complot, a vécu pendant de très nombreuses années au Texas où il faisait des affaires sous le nom de « Jack » ou du « balafré ». Il a notamment résidé pendant longtemps à Corpus Christi, ville portuaire de cet État du sud des États-Unis. Il y détenait plusieurs propriétés, dont des commerces, selon le registre foncier du comté de Nueces. Le New York Times, citant une source anonyme proche de l’enquête, a affirmé que les auteurs du complot prévoyaient en outre de payer un cartel mexicain de la drogue pour faire sauter l’ambassade d’Israël à Washington et celles d’Israël et d’Arabie saoudite à Buenos Aires.
Reflétant la montée de la tension, le département d’État américain a lancé une « alerte mondiale » au terrorisme sur son site Internet de recommandation aux voyageurs. Les États-Unis ont par ailleurs annoncé avoir ajouté la compagnie aérienne iranienne Mahan Air à leur liste noire des entités visées par les sanctions américaines contre Téhéran. Selon le département du Trésor, Mahan Air apporte « un soutien financier matériel et technique » à la force al-Qods.
(Source : agences)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
la question est que cache donc ce jeu des services de renseignements? Qui est derrière une telle manigance? Est ce un message? Est ce une mauvaise mise en scène? Est ce un James Bond ou un SAS? Est ce vraie? Personne ne sait, il faut attendre et voir venir car parfois nous pourrons être étonné une fois la réelle vérité dévoilée!
07 h 26, le 13 octobre 2011