Il y a ceux qui sont perchés au sommet du cèdre et qui scient les branches sur lesquelles ils sont assis et ceux assis à l’ombre de l’arbre millénaire et qui, tels des rongeurs voraces, détruisent ses racines. Il y a ceux qui planent sur les hauteurs, qui vivent quasiment sur une autre planète, et ceux qui ont les pieds bien sur terre et qui entendent les y enraciner dussent-ils pour cela recourir à la manière forte, créer de nouvelles injustices.
Perchés au sommet de l’arbre ou assis à son ombre, ils sont tous les deux coupables de non-assistance à peuple en danger, d’entreprise destructrice qui n’a pour autre but que de préserver des privilèges mal acquis, d’en obtenir de nouveaux autant malsains que pervers.
Le pays se déglingue, sombre dans une crise véritablement existentielle : les manitous de la politique, eux, se complaisent dans le rôle de donneurs de leçons, de guides détenteurs de vérité absolus.
Que de mensonges sont régulièrement débités, que de baisers de Judas sont quotidiennement échangés sous le regard attendri d’ordonnateurs de mises en scène pathétiques, d’experts en affaires « délicates » expédiées, en moins de deux, par-dessous la jambe.
Des bobards à satiété, des rencontres de pure convenance, des « descentes » ultramédiatisées dans les « antres de la corruption » : « Souriez Gibbs », la caméra est là pour immortaliser ce moment d’histoire ! Rien que des inepties, et le pire c’est qu’ils essayent de nous persuader qu’ils croient vraiment à tout ce qu’ils entreprennent... ou envisagent d’entreprendre.
Infortuné pays qui vit au jour le jour et qui dit « ouf » à chaque journée qui s’achève sans avoir décliné son nouveau lot de scandales, de petites et grandes misères. Triste pays livré à des incompétents, à des irresponsables qui nous bassinent de promesses alors qu’ils ne sont même pas en mesure de garantir que le lendemain ne sera pas porteur de nouvelles catastrophes.
Un gouvernement s’en va, un autre arrive et quand des décisions sont prises, elles arrivent toujours trop tard, sont toujours incomplètes, et tout, alors, est à recommencer. La faute, évidemment, est aux autres et nos manitous politiques n’ont alors pour autre ambition que de se balancer des peaux de banane sous les pieds. Cela ne les dispensera pas, évidemment, de s’approprier des victoires illusoires... Avec, en ligne de mire, des élections législatives sur le mode desquelles ils n’arrivent toujours pas à s’entendre.
Des frontières transformées en passoires, des départements étatiques mis en coupe réglée par des mafias ultraprotégées, des prisons où les détenus jouent les filles de l’air, des services essentiels mal ou nullement assurés, des prix qui grimpent et de nouvelles taxes qui nous pendent au nez : la liste est longue, bien longue, sans être exhaustive.
Pas étonnant, dans ces conditions, que les syndicats veuillent descendre dans la rue et casser la baraque. Pas étonnant que le patronat, pris à la gorge, menace carrément de fermer boutique. Les manipulateurs, eux, tapis dans leurs tanières, peaufinent déjà les moyens d’exploiter la situation au mieux de leurs intérêts.
Bonjour les dégâts...


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Tableau bien que pessimiste mais tout ce qui a été brossé est tout à fait vrai . Un pays qui glisse dans l' abîme avec un dialogue de sourds entre responsables irresponsables et des citoyens peureux qui n' ont jamais osé demander des comptes à un ministre ou à un député . Antoine Sabbagha
03 h 19, le 10 octobre 2011