Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Somalie

Les shebab promettent de « nombreux » attentats après celui de Mogadiscio

Le camion piégé, « une sonnette d’alarme »...
Les insurgés islamistes shebab, à travers leur porte-parole Ali Mohamud Rage, ont menacé hier de multiplier les attaques en Somalie, au lendemain de l’attentat de Mogadiscio qui a fait plus de 70 morts, mettant au défi la communauté internationale qui a multiplié les condamnations.
L’Afrique du Sud a en conséquent estimé hier que « de tels actes conduisaient uniquement à détériorer la situation dans une région meurtrie par la guerre et à rendre les gens en Somalie encore plus vulnérables face aux catastrophes naturelles et humaines ». En visite à Addis-Abeba, le Premier ministre somalien Abdiweli Mohammad Ali a jugé que l’attentat « ne devait (pas avoir pour conséquence de) réduire l’aide au peuple somalien », qui « se déroule bien » selon lui. Selon les shebab, l’attentat a au contraire « porté un coup aux mercenaires qui servent les intérêts des infidèles, qui pensent qu’ils ont capturé Mogadiscio ». Les shebab se sont retirés début août de Mogadiscio, face à une offensive menée par les troupes progouvernementales soutenues par une force de l’Union africaine (Amisom), que les islamistes présentent régulièrement comme composée de « mercenaires ».
Le porte-parole des shebab a qualifié de « mensonges absolus » les informations selon lesquelles « des étudiants ont été blessés dans l’attaque-suicide, (car) les moujahidine (combattants) n’attaquent jamais (...) sans (disposer de) renseignements adéquats » sur leur cible. Il n’en reste pas moins que de nombreuses victimes de l’attentat étaient des étudiants attendant devant le ministère de l’Éducation supérieure les résultats d’examen en vue d’obtenir une bourse en Turquie, selon des sources au gouvernement et à l’Amisom. « Notre but n’est pas de faire du mal à nos frères musulmans, et nous les appelons à ne pas se tenir près des lieux fréquentés par les infidèles et les groupes apostats », a encore déclaré Ali Rage.
Les shebab combattent depuis plus de quatre ans un gouvernement de transition, dirigé par le président Sharif Cheikh Ahmad, qui n’arrive pas à imposer son autorité en dépit du soutien massif de la communauté internationale.
Selon des analystes, l’attentat de mardi montre que la capacité de déstabilisation des islamistes shebab demeure intacte malgré leur retrait de la capitale somalienne. L’attaque au camion piégé d’un complexe ministériel « est une sonnette d’alarme pour les Somaliens et la communauté internationale », relève ainsi J. Peter Pham, du centre d’études américain Atlantic Council. « Elle leur rappelle que si les shebab ont été de toute évidence affaiblis ces derniers mois par la raréfaction de leurs ressources financières, par des discordes internes et une perte de légitimité politique, sans parler de l’élimination de plusieurs dirigeants-clés, leur disparition n’est en rien inéluctable », selon cet expert.

(Source : AFP)
Les insurgés islamistes shebab, à travers leur porte-parole Ali Mohamud Rage, ont menacé hier de multiplier les attaques en Somalie, au lendemain de l’attentat de Mogadiscio qui a fait plus de 70 morts, mettant au défi la communauté internationale qui a multiplié les condamnations. L’Afrique du Sud a en conséquent estimé hier que « de tels actes conduisaient uniquement à détériorer la situation dans une région meurtrie par la guerre et à rendre les gens en Somalie encore plus vulnérables face aux catastrophes naturelles et humaines ». En visite à Addis-Abeba, le Premier ministre somalien Abdiweli Mohammad Ali a jugé que l’attentat « ne devait (pas avoir pour conséquence de) réduire l’aide au peuple somalien », qui « se déroule bien » selon lui. Selon les shebab, l’attentat a au contraire...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut