« C’est un événement historique pour nous, avec toutes ses connotations », a estimé après le vote le président du CNP (l’Assemblée générale de l’OLP), Salim Zaanoun. « Cette décision constituera une base pour créer la paix dans notre région », a-t-il ajouté devant l’hémicycle.
Le chef de la délégation du Parlement israélien auprès de l’APCE, Doron Avital, a souligné de son côté avant le vote les divisions suscitées au sein de la Knesset sur l’octroi de ce statut au CNP. Mais il a surtout salué la démarche de l’APCE, en tant qu’observateur, estimant que « le renforcement des fondements démocratiques de la société palestinienne sera une étape utile pour le processus de paix ».
Mais si certains membres de l’APCE ont apporté leur soutien à la demande des Palestiniens d’entrer aux Nations unies en tant qu’État, d’autres ont souligné que ce nouveau statut ne signifiait en aucun cas une reconnaissance d’un État palestinien. Notons que le statut de « partenaire » vise à renforcer les liens avec les Parlements de pays de régions voisines de l’Europe. En vertu de ce statut, les six délégués palestiniens disposeront d’un droit de parole devant l’Assemblée et la plupart de ses commissions, mais sans droit de vote.
En contrepartie, a souligné M. Kox, le CNP s’engage notamment à « maintenir le moratoire de facto sur la peine capitale » et à « créer les conditions nécessaires à la tenue d’élections libres et équitables ». « Nous allons nous engager à mettre en œuvre tous les points de cet accord », a répondu M. Zaanoun, rappelant que le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas s’exprimerait jeudi devant l’APCE, avant de se rendre en Amérique latine.
Parmi les autres questions mentionnées figurent la nécessité de s’abstenir de toute violence, le rejet du terrorisme, la reconnaissance du droit d’Israël à exister et la libération du soldat Gilad Shalit. L’Assemblée examinera les progrès accomplis sur ces points dans deux ans.
Soulignons que le Parlement palestinien est seulement le deuxième à bénéficier de ce nouveau statut créé en 2009, accordé pour la première fois au Maroc en juin.
Parallèlement, l’Autorité palestinienne a invité le Congrès des États-Unis à revenir sur le gel de 200 millions de dollars d’aide décidé en raison de la demande d’adhésion à l’ONU. Pour les Palestiniens, la décision du Congrès pénalise des projets concrets susceptibles de développer leurs institutions et de favoriser la paix avec les Israéliens.
Sur le terrain, alors que la police était en alerte hier dans une localité bédouine du nord d’Israël, au lendemain de violentes manifestations contre l’attaque d’une mosquée imputée à des extrémistes de droite israéliens, plusieurs centaines de plants d’arbres fruitiers appartenant à des Palestiniens ont été arrachés et deux puits été détruits par l’armée israélienne.
(Source : agences)


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