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Moyen Orient et Monde - Côte D’Ivoire

Abidjan se donne une « Commission réconciliation » après la crise

Le président Alassane Ouattara a installé hier une « Commission réconciliation » pour rouvrir le dialogue dans une Côte d’Ivoire déchirée par la crise postélectorale du début 2011, qui a fait au moins 3 000 morts.
« Le grand rêve de Ouattara », titrait en une le quotidien d’État Fraternité-Matin, alors que le camp du président déchu Laurent Gbagbo, poursuivi par la justice, reste sceptique sur ces retrouvailles. La Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR) est installée dans la paisible capitale politique Yamoussoukro, fondée par le « Père de la nation » Félix Houphouët-Boigny, symbole d’un « miracle ivoirien » où paix rimait avec prospérité. Présidée par l’ex-Premier ministre Charles Konan Banny, baron de l’alliance au pouvoir, la CDVR, inspirée de la commission mise en place en Afrique du Sud après la fin de l’apartheid, compte au total 11 membres. Parmi eux, la star du foot Didier Drogba.
Deux ans : c’est le délai imparti à la CDVR pour panser les plaies d’une décennie de tourmente qui a fait sombrer cette ex-colonie française longtemps enviée. Ces années de coups d’État, de violences politiques et parfois ethnico-religieuses ont culminé avec la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011.
La CDVR « sera indépendante et entendra tout le monde », a promis Alassane Ouattara, qui a fait de la réconciliation un grand chantier de son quinquennat. Le mystère persiste toutefois sur le mode de fonctionnement de la commission, et sur la période qu’elle examinera : se bornera-t-elle à la crise des derniers mois, remontera-t-elle à la fin des années 1990, ou encore plus loin ?
Les proches du chef d’État déchu ont d’ailleurs préféré demander à l’ONU la création d’une « commission internationale d’enquête » remontant jusqu’à septembre 2002 et au putsch manqué de la rébellion rangée fin 2010 derrière M. Ouattara. De son côté, Alphonse Soro, chef d’une ONG proche du nouveau pouvoir, Alliance pour le changement (APC), explique que la CDVR doit d’abord « définir qui est bourreau et qui est victime ». Une question sur laquelle les anciens ennemis ont des points de vue opposés.
Les élections législatives, censées contribuer aussi à la normalisation, ont par ailleurs été officiellement fixées au 11 décembre, même si des sources proches du dossier jugent plausible un report à début 2012 en raison des retards pris dans la préparation.
(Source : AFP)
Le président Alassane Ouattara a installé hier une « Commission réconciliation » pour rouvrir le dialogue dans une Côte d’Ivoire déchirée par la crise postélectorale du début 2011, qui a fait au moins 3 000 morts.« Le grand rêve de Ouattara », titrait en une le quotidien d’État Fraternité-Matin, alors que le camp du président déchu Laurent Gbagbo, poursuivi par la justice, reste sceptique sur ces retrouvailles. La Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR) est installée dans la paisible capitale politique Yamoussoukro, fondée par le « Père de la nation » Félix Houphouët-Boigny, symbole d’un « miracle ivoirien » où paix rimait avec prospérité. Présidée par l’ex-Premier ministre Charles Konan Banny, baron de l’alliance au pouvoir, la CDVR, inspirée de la commission mise en...
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