Le choix des ressources alternatives est un enjeu d’autant plus important pour le Liban qui importe 96 % de ses besoins en énergie et dont la facture pétrolière culmine à près de 13 % du PIB.
Le Parti libanais pour l’environnement a ainsi insisté hier sur l’importance d’utiliser les ressources en eau abondantes dans le pays. « En 1969, le Liban produisait 80 % de son énergie grâce à son potentiel hydraulique, a précisé Habib Maalouf. En outre, il nous coûtera moins cher d’investir dans les énergies renouvelables que de continuer avec les énergies traditionnelles. » Le Parti libanais pour l’environnement, organisateur de la rencontre, déplore l’absence de stratégie et de plan d’action précis du gouvernement pour développer l’utilisation des énergies propres au Liban. « Après le désastre de Fukushima, il est grand temps que le pays se mette au vert, a souligné le président du parti. Nous attendons du gouvernement qu’il définisse un plan précis sur les ressources alternatives disponibles dans le pays et des moyens à mettre en œuvre pour les développer. » Le ministre de l’Environnement, Nazem el-Khoury, a également réitéré sa volonté de tourner le pays vers les énergies propres. « On ne doit pas douter de la capacité du Liban à exploiter ses ressources alternatives. Cela fait d’ailleurs partie du plan sur l’électricité adopté récemment. La question est aujourd’hui de savoir si ces 12 % sont réalisables ou trop optimistes. » Le ministre de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, Gebran Bassil, a quant à lui rappelé les avancées effectuées par le gouvernement en matière de développement des énergies propres notamment par la mise en place au printemps d’un plan financé par le gouvernement italien, prévoyant la distribution de 900 chauffe-eau solaires aux institutions publiques. Pour Pierre Khoury, directeur du Centre libanais pour la conservation de l’énergie (LCECP), « le ministère compétent s’engage à produire 12 % de la demande électrique et thermique, un chiffre déjà important mais loin d’être utopique », estime-t-il. « L’objectif est réalisable maintenant que le Liban a adopté l’action nationale pour l’efficacité énergétique et l’énergie renouvelable (NEERA). » Approuvé en juin dernier par la Banque du Liban (BDL), le plan permettra le financement de l’énergie renouvelable en assurant un prêt de 3 millions de dollars avec un taux d’intérêt de 0,6 % sur une durée de trois ans, au LCECP. « L’Atlas des vents prévoit ainsi de faire passer la production éolienne à 1 500 mégawatts en 2020 (...). En outre, on prévoit d’augmenter de 300 mégawatts la production hydraulique d’ici à 2020 », a précisé Pierre Khoury.


Trump juge « totalement inacceptable » la réponse de l'Iran pour mettre fin à la guerre
On n'insiste pas assez sur le photovoltaïque. L'exemple du parc solaire de Saint-Clar (France) montre qu'en équipant les surfaces hors pistes de l'aéroport Moawad (env. 250 ha) avec des panneaux photovoltaïques, on pourrait produire plus de 180 GW par an, soit les besoins de 132'000 personnes... D'un coût estimable à 974 millions $, avec plus de 20 ans de garantie, sans aucune dépense pétrolière, cela représente une dépense de 48 millions de $ par an... sans aucune pollution... Alors, M. le ministre, demandez une étude sérieuse d'un bureau compétent et allez de l'avant...
11 h 22, le 29 avril 2012