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Économie - Liban - Conférence

12 % d’énergie renouvelable en 2020 : peut-on aller plus loin ?

En 2009, le Liban s’était engagé, lors du sommet de Copenhague, à produire 12 % de son énergie à partir de sources renouvelables, d’ici à 2020. Aujourd’hui, où en est-on ? Le pays a-t-il les moyens d’atteindre cet objectif ? Ministres compétents et experts ont fait le point hier lors d’une conférence sur ce thème organisée par le Parti libanais pour l’environnement.

Le Parti libanais pour l’environnement a organisé hier, en collaboration avec la fondation Friedrich-Ebert-Stiftung, une rencontre sur le thème des énergies renouvelables à Beyrouth, en présence du ministre de l’Environnement, Nazem el-Khoury, du ministre de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, Gebran Bassil, du président de la fondation allemande, Samir Farah, et du directeur du programme sur l’énergie et l’environnement au sein du PNUD, Edgar Chéhab. En 2009, le Liban s’était engagé au sommet de Copenhague à produire 12 % de sa capacité énergétique à partir de sources renouvelables en 2020. Un an et demi plus tard, le pays est-il prêt à tenir cet engagement ? Pour Habib Maalouf, président du Parti libanais pour l’environnement, « le Liban est doté d’un potentiel énergétique naturel extrêmement riche qui lui permet non seulement d’atteindre l’objectif des 12 %, mais de produire 50 % de son énergie à partir de sources renouvelables, compte tenu de la richesse hydraulique et solaire du pays ». Le pays du Cèdre est en effet doté d’un potentiel éolien et hydraulique estimé respectivement à 1 500 et 600 mégawatts. L’hydroénergie représente moins de 2 % de l’approvisionnement total en énergie.
Le choix des ressources alternatives est un enjeu d’autant plus important pour le Liban qui importe 96 % de ses besoins en énergie et dont la facture pétrolière culmine à près de 13 % du PIB.
Le Parti libanais pour l’environnement a ainsi insisté hier sur l’importance d’utiliser les ressources en eau abondantes dans le pays. « En 1969, le Liban produisait 80 % de son énergie grâce à son potentiel hydraulique, a précisé Habib Maalouf. En outre, il nous coûtera moins cher d’investir dans les énergies renouvelables que de continuer avec les énergies traditionnelles. » Le Parti libanais pour l’environnement, organisateur de la rencontre, déplore l’absence de stratégie et de plan d’action précis du gouvernement pour développer l’utilisation des énergies propres au Liban. « Après le désastre de Fukushima, il est grand temps que le pays se mette au vert, a souligné le président du parti. Nous attendons du gouvernement qu’il définisse un plan précis sur les ressources alternatives disponibles dans le pays et des moyens à mettre en œuvre pour les développer. » Le ministre de l’Environnement, Nazem el-Khoury, a également réitéré sa volonté de tourner le pays vers les énergies propres. « On ne doit pas douter de la capacité du Liban à exploiter ses ressources alternatives. Cela fait d’ailleurs partie du plan sur l’électricité adopté récemment. La question est aujourd’hui de savoir si ces 12 % sont réalisables ou trop optimistes. » Le ministre de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, Gebran Bassil, a quant à lui rappelé les avancées effectuées par le gouvernement en matière de développement des énergies propres notamment par la mise en place au printemps d’un plan financé par le gouvernement italien, prévoyant la distribution de 900 chauffe-eau solaires aux institutions publiques. Pour Pierre Khoury, directeur du Centre libanais pour la conservation de l’énergie (LCECP), « le ministère compétent s’engage à produire 12 % de la demande électrique et thermique, un chiffre déjà important mais loin d’être utopique », estime-t-il. « L’objectif est réalisable maintenant que le Liban a adopté l’action nationale pour l’efficacité énergétique et l’énergie renouvelable (NEERA). » Approuvé en juin dernier par la Banque du Liban (BDL), le plan permettra le financement de l’énergie renouvelable en assurant un prêt de 3 millions de dollars avec un taux d’intérêt de 0,6 % sur une durée de trois ans, au LCECP. « L’Atlas des vents prévoit ainsi de faire passer la production éolienne à 1 500 mégawatts en 2020 (...). En outre, on prévoit d’augmenter de 300 mégawatts la production hydraulique d’ici à 2020 », a précisé Pierre Khoury.
Le Parti libanais pour l’environnement a organisé hier, en collaboration avec la fondation Friedrich-Ebert-Stiftung, une rencontre sur le thème des énergies renouvelables à Beyrouth, en présence du ministre de l’Environnement, Nazem el-Khoury, du ministre de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, Gebran Bassil, du président de la fondation allemande, Samir Farah, et du directeur du programme sur l’énergie et l’environnement au sein du PNUD, Edgar Chéhab. En 2009, le Liban s’était engagé au sommet de Copenhague à produire 12 % de sa capacité énergétique à partir de sources renouvelables en 2020. Un an et demi plus tard, le pays est-il prêt à tenir cet engagement ? Pour Habib Maalouf, président du Parti libanais pour l’environnement, « le Liban est doté d’un potentiel énergétique naturel...
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On n'insiste pas assez sur le photovoltaïque. L'exemple du parc solaire de Saint-Clar (France) montre qu'en équipant les surfaces hors pistes de l'aéroport Moawad (env. 250 ha) avec des panneaux photovoltaïques, on pourrait produire plus de 180 GW par an, soit les besoins de 132'000 personnes... D'un coût estimable à 974 millions $, avec plus de 20 ans de garantie, sans aucune dépense pétrolière, cela représente une dépense de 48 millions de $ par an... sans aucune pollution... Alors, M. le ministre, demandez une étude sérieuse d'un bureau compétent et allez de l'avant...

Francois J. Rappard

11 h 22, le 29 avril 2012

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  • On n'insiste pas assez sur le photovoltaïque. L'exemple du parc solaire de Saint-Clar (France) montre qu'en équipant les surfaces hors pistes de l'aéroport Moawad (env. 250 ha) avec des panneaux photovoltaïques, on pourrait produire plus de 180 GW par an, soit les besoins de 132'000 personnes... D'un coût estimable à 974 millions $, avec plus de 20 ans de garantie, sans aucune dépense pétrolière, cela représente une dépense de 48 millions de $ par an... sans aucune pollution... Alors, M. le ministre, demandez une étude sérieuse d'un bureau compétent et allez de l'avant...

    Francois J. Rappard

    11 h 22, le 29 avril 2012

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