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Moyen Orient et Monde

Affaire Karachi : une audition de Balladur « sérieusement envisagée »

Après les mises en examen de Nicolas Bazire, ex-directeur de cabinet et de campagne d’Édouard Balladur, et Thierry Gaubert, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, dans le dossier Karachi, la justice devrait maintenir la pression sur les protagonistes de cette affaire de financement présumé occulte de la campagne présidentielle de 1995 de l’ex-Premier ministre.
L’audition de M. Balladur est à présent « sérieusement envisagée », a confié hier une source policière, sans qu’aucune date ne soit encore fixée. Les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire cherchent à savoir si des commissions, versées en marge de contrats d’armement conclus en 1994 avec le Pakistan et l’Arabie saoudite, n’ont pas donné lieu à des rétrocommissions pour financer illégalement la campagne Balladur.
Les réactions ne se sont pas fait attendre. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a demandé que « le pouvoir donne des preuves que la justice peut faire son travail en toute indépendance ». Martine Aubry a estimé de son côté sur Canal+ qu’il était « temps de tourner la page » de la « République délétère » du quinquennat de Nicolas Sarkozy. La présidente du Front national, Marine Le Pen, a souhaité également que M. Sarkozy « s’explique » auprès des Français sur cette affaire, selon elle « probablement la plus grave de la Ve République » et de nature à « faire sauter le pouvoir en place ».
Après les mises en examen de Nicolas Bazire, ex-directeur de cabinet et de campagne d’Édouard Balladur, et Thierry Gaubert, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, dans le dossier Karachi, la justice devrait maintenir la pression sur les protagonistes de cette affaire de financement présumé occulte de la campagne présidentielle de 1995 de l’ex-Premier ministre.L’audition de M. Balladur est à présent « sérieusement envisagée », a confié hier une source policière, sans qu’aucune date ne soit encore fixée. Les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire cherchent à savoir si des commissions, versées en marge de contrats d’armement conclus en 1994 avec le Pakistan et l’Arabie saoudite, n’ont pas donné lieu à des rétrocommissions pour financer illégalement la campagne Balladur.Les réactions ne se sont pas fait...
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