L’opposition lance un appel au secours à la FIFA, Fédération du football, ne pouvant compter sur l’ONU ou la Ligue arabe, selon cette image parue sur la chaîne ANN.
Âgé de 26 ans, Ghayath Matar avait joué un rôle-clé dans l’organisation de manifestations contre le régime de Bachar el-Assad. Il est décédé en détention à la suite de tortures, selon l’organisation Human Rights Watch. Son corps a été remis à sa famille samedi, couvert d’ecchymoses et de blessures, selon des proches et des militants cités par HRW. Selon l’organisation, les services de sécurité ont arrêté « plus de 70 000 personnes » dans le cadre de leur campagne contre le mouvement de contestation déclenché à la mi-mars, et « 15 000 d’entre eux sont toujours en détention ».
Samedi, au moins 12 personnes avaient été tuées dans des opérations des forces de sécurité à travers le pays, dont huit à Homs, d’après l’OSDH et des militants.
Les manifestations n’en continuent pas moins à travers le pays, notamment à Homs, Deraa, Qamishli, Damas, Amouda, Madaya, Kfar Betna, Tafas, Idleb, et à Talbisseh où, selon la chaîne al-Jazira, des tirs nourris ont été entendus hier soir.
La Ligue, samedi
Sur le plan diplomatique, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a qualifié hier de « scandale » l’absence de consensus au sein du Conseil de sécurité de l’ONU pour adopter une résolution condamnant la répression menée par le gouvernement syrien contre les opposants au président Bachar el-Assad. « Nous pensons que ce régime a perdu sa légitimité. Nous pensons qu’il est trop tard pour mettre en œuvre un certain niveau de réformes. Nous devrions adopter à New York une résolution très claire condamnant la violence », a-t-il ajouté.
En effet, le chef de la Ligue arabe avait affirmé samedi être parvenu à un accord sur les réformes avec le président Bachar el-Assad lors d’une brève visite en Syrie, tout en soulignant son refus de toute ingérence étrangère, malgré la répression meurtrière qu’il dénonce. Cette visite était la première initiative concrète de la Ligue arabe depuis le début de la contestation contre le régime syrien. M. Arabi devait proposer au président syrien un plan de sortie de crise appelant à l’« arrêt immédiat » de la répression et à la tenue d’une élection présidentielle pluraliste ouverte à tous les candidats éligibles en 2014. La proposition, élaborée par les ministres des Affaires étrangères de la Ligue, enjoint également à M. Assad d’« entamer des contacts sérieux avec les représentants de l’opposition syrienne », de libérer les prisonniers politiques et d’indemniser ceux qui ont été lésés par la répression du mouvement de contestation.
SANA et le « dialogue national »
Selon l’agence officielle SANA, un « dialogue national » a commencé hier à Damas et à Lattaquié, « rassemblant des représentants populaires et syndicaux, des membres de plusieurs partis, ainsi que des académiciens ou des personnalités de la société civile, afin de représenter toutes les couches sociales. La réunion a porté sur trois axes principaux – politique, économique et social », a ajouté SANA.
(Sources : agences
et rédaction)


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