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À La Une - Afghanistan

Il y a dix ans, disparaissait le commandant Massoud

L’Afghanistan a commémoré aujourd’hui les dix ans de l’assassinat du commandant Ahmed Shah Massoud, tué par deux Kamikazes qui se sont fait passer pour des journalistes. La cérémonie à Kaboul s'est déroulée sous très haute sécurité, en l’absence du président Hamid Karzaï. Une absence remarquée qui s’explique par les craintes d’attentats dans la capitale, où, pour l'occasion, les effectifs des forces de sécurité ont été considérablement renforcés. Des journalistes de l’AFP ont indiqué que des barrages de police et de militaires ont été dressés quasiment dans chaque rue.

Hamid Karzaï a laissé le soin à son vice-président, le maréchal Mohammed Fahim Khan, de prononcer le discours officiel. Le chef de guerre Fahim, ancien compagnon d'armes et chef de la sécurité du commandant Massoud, a versé une larme en évoquant le "héros national". Des centaines de personnes se sont rassemblés au pied du monument érigé en l’honneur de celui que l’on surnommait "Le Lion du Panshir", scandant "Longue vie à Massoud, nous suivrons ton chemin", et brandissant des drapeaux noirs.

 

Dans la vallée du Panshir, son fief à partir duquel il a mené sa résistance contre les soviétiques puis contre les taliban, le souvenir du commandant reste vivace. Pour ses partisans, le pays aurait un tout autre visage s'il avait vécu. "L'Afghanistan a été remis à Karzaï grâce aux combattants de la résistance. Les forces étrangères n'ont fait qu'apporter un appui aérien. Mais ils (Karzaï et les siens) ont dilapidé la victoire", tempête Ahmad Wali Massoud, frère d'Ahmad Shah et président de la fondation qui porte son nom. L'enquête sur son assassinat, que beaucoup considèrent comme un cadeau d'el-Qaëda aux taliban, n'a pas même été menée correctement, dit-il. Selon les enquêteurs britanniques, poursuit Ahmad Wali Massoud, 22 organisations terroristes sont impliquées dans l'attentat suicide qui lui a coûté la vie.

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Afghanistan a commémoré aujourd’hui les dix ans de l’assassinat du commandant Ahmed Shah Massoud, tué par deux Kamikazes qui se sont fait passer pour des journalistes. La cérémonie à Kaboul s'est déroulée sous très haute sécurité, en l’absence du président Hamid Karzaï. Une absence remarquée qui s’explique par les craintes d’attentats dans la capitale, où, pour l'occasion, les effectifs des forces de sécurité ont été considérablement renforcés. Des journalistes de l’AFP ont indiqué que des barrages de police et de militaires ont été dressés quasiment dans chaque rue.
Hamid Karzaï a laissé le soin à son vice-président, le maréchal Mohammed Fahim Khan, de prononcer le discours officiel. Le chef de guerre Fahim, ancien compagnon d'armes et chef de la sécurité du commandant Massoud, a versé...
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