Le ministère turc des Affaires étrangères avait annoncé la semaine dernière que la Turquie, longtemps réticente, avait fini par accepter d’accueillir un radar d’alerte avancée de l’OTAN destiné à détecter d’éventuels tirs de missiles menaçant l’Europe. L’OTAN et les États-Unis veulent déployer un système d’interception de missiles contre la menace qu’ils jugent grandissante de tirs de missiles à courte et moyenne portée à partir du Moyen-Orient, et plus particulièrement de l’Iran.
Depuis lundi, les responsables militaires ou parlementaires iraniens ont multiplié les critiques contre la Turquie jusqu’alors rarissimes. Téhéran considérait jusqu’à présent la Turquie plutôt comme une alliée, Ankara étant l’une des rares capitales de la région à avoir refusé d’appliquer les sanctions occidentales contre le programme nucléaire de l’Iran. Les dirigeants iraniens ont de même bruyamment applaudi au récent durcissement de la diplomatie turque à l’égard d’Israël. « Alors que les prises de position passées (de la Turquie) avaient suscité l’espoir des nations musulmanes, la décision (sur l’OTAN) provoque doute et incertitude », a déploré l’influent député Esmael Kosari, membre de la commission des Affaires étrangères du Majlis. « Les pays de la région ne peuvent pas accepter une telle contradiction », a-t-il averti. Un autre responsable parlementaire, Mohammad Deghan, a relevé de son côté le récent durcissement de ton de la Turquie contre le régime syrien, principal allié de l’Iran dans la région, regrettant qu’Ankara ait « uni ses efforts à ceux de l’Amérique et des sionistes pour frapper le front de la résistance » à Israël dont Damas est l’élément-clé.
La crise israélo-turque
Par ailleurs, le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a affirmé que la crise actuelle avec la Turquie allait « passer ». « Je suis certain que nous allons surmonter tout cela, la Turquie n’est pas l’ennemie d’Israël », a-t-il affirmé à la radio publique en réponse à une question sur la multiplication des mesures de rétorsion prises par Ankara contre Israël ces derniers jours. « Aussi bien nous que les Turcs connaissons la réalité : nos deux pays sont très importants pour l’Occident, les véritables problèmes dans la région pour l’Occident c’est la Syrie, ce qui se passe en Égypte et en Iran », a-t-il ajouté. M. Barak a de nouveau admis que des « erreurs ont peut-être eu lieu dans la manière dont la force a été utilisée » lors de l’abordage du navire turc. Mais il s’est contenté de rappeler qu’Israël avait déjà exprimé des « regrets » pour les pertes humaines, sans évoquer des excuses publiques comme l’exige la Turquie. Face à cela, le ministre turc de l’Agriculture Mehdi Eker a estimé que le secteur agricole turc saurait donner « la réponse nécessaire » à Israël, en raison de ce refus de s’excuser. Plus tard, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a réclamé la restitution de drones à Israël, qu’il a accusé de manquer de « loyauté » dans les accords de défense, avant d’annoncer, sur al-Jazeera, que des navires de la marine turque escorteraient désormais tout bateau turc acheminant de l’aide humanitaire vers la bande de Gaza et que la Turquie ne laisserait pas Israël exploiter seul les ressources naturelles de la Méditerranée orientale.
Enfin, l’ambassadeur de Turquie aux États-Unis, Namik Tan, a été reçu au Congrès par la présidente de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, Ileana Ros-Lehtinen, qui souhaite « réparer » les liens entre Israël et la Turquie.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
entre l iran et la turquie nous allons assister a une guerre psychologique .qui des 2 va representer le mieux le monde musulmans contre l egemonie americano israelienne , si tenté qu il y en ait une.lutter contre cette egemonie, pour imposer sa propre egemonie.deux peuples au passe et present ,colonalistes.je parle bien sur de l iran et la turquie.l histoire du bassin mediteranneen oriental en est la preuve.
06 h 36, le 09 septembre 2011