Les ambitions de Pékin dans l’ensemble des régions maritimes à l’ouest du Pacifique suscitent des inquiétudes croissantes, plusieurs différends territoriaux non résolus provoquant des pics de tension chroniques entre la Chine et ses voisins. Ces dernières semaines Washington et Tokyo ont exprimé leur préoccupation, certains équipements militaires de Pékin ressemblant de moins en moins à des armes de défense : le premier porte-avions chinois a par exemple effectué le mois dernier ses premiers essais.
L’Armée populaire de libération – la plus grande du monde – cultive le plus grand secret sur ses programmes militaires, alimentés par un budget de défense dopé par une croissance économique de 10 %. Le budget chinois de la défense a augmenté de 12,7 % cette année, pour atteindre un montant de 65,6 milliards d’euros. Les nouveaux programmes d’armement chinois semblent dirigés contre les États-Unis, avait estimé en janvier le plus haut gradé américain, l’amiral Mike Mullen. Selon un rapport du Pentagone publié fin août, Pékin a renforcé ses moyens d’attaque dans le détroit de Taïwan et « modernise son arsenal nucléaire » en se dotant de nouvelles armes. Par ailleurs, « l’évolution des intérêts économiques et géostratégiques a fondamentalement modifié le jugement de la Chine sur sa puissance maritime », indique le document. Ce rapport avait immédiatement été jugé comme « sans fondement » par le ministère chinois de la Défense, qui juge notamment qu’il « exagère les supposées » menaces de Pékin contre Taïwan, dont la souveraineté est revendiquée par la Chine communiste.
(Source : AFP)


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