La justice allemande autorise Berlin à sauver l’euro, sous conditions
OLJ /
le 08 septembre 2011 à 00h31
La Cour constitutionnelle allemande a autorisé hier le principe des aides promises par Berlin pour lutter contre la crise de la zone euro, mais a sommé le gouvernement d’impliquer davantage le Parlement. Un jugement contraire, alors que plus d’un quart du financement des plans de secours européens repose sur l’Allemagne, aurait provoqué un chaos incommensurable dans une zone euro sous haute tension, où les parlements italien, français et espagnols débattent de plans de rigueur, tandis que les finances grecques n’en finissent plus de déraper. Les marchés ont réagi avec soulagement à la décision du juge constitutionnel allemand, souvent qualifié « d’empereur de substitution » (Ersatzkaiser) tant est grande son autorité morale. La chancelière Angela Merkel qui, coïncidence, s’adressait aux députés du Bundestag dans le cadre du débat budgétaire, s’est félicitée de ce que « la Cour constitutionnelle (ait) absolument confirmé » le chemin suivi par l’Allemagne. À Bruxelles, la Commission européenne a quant à elle fait part de sa « satisfaction ». La plus haute instance judiciaire allemande a toutefois rappelé les prérogatives du Bundestag, qui devra donner son feu vert « au cas par cas pour toute mesure d’aide de grande importance ». Sur un autre plan, la production de l’industrie allemande a affiché en juillet une hausse d’une ampleur inattendue de 4 %, qui calme les craintes immédiates de trou d’air conjoncturel. La production automobile a fortement augmenté, ce qui confirme la santé d’un secteur toujours au beau fixe. (Source : AFP)
La Cour constitutionnelle allemande a autorisé hier le principe des aides promises par Berlin pour lutter contre la crise de la zone euro, mais a sommé le gouvernement d’impliquer davantage le Parlement.Un jugement contraire, alors que plus d’un quart du financement des plans de secours européens repose sur l’Allemagne, aurait provoqué un chaos incommensurable dans une zone euro sous haute tension, où les parlements italien, français et espagnols débattent de plans de rigueur, tandis que les finances grecques n’en finissent plus de déraper.Les marchés ont réagi avec soulagement à la décision du juge constitutionnel allemand, souvent qualifié « d’empereur de substitution » (Ersatzkaiser) tant est grande son autorité morale.La chancelière Angela Merkel qui, coïncidence, s’adressait aux députés du Bundestag...
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