Le psychiatre John P. Gebran de retour au Liban.
« Lorsque je terminais mes études à l’Université de Columbia à Manhattan, je ne pouvais pas une seconde rêver qu’un jour, après une longue journée de travail, je pourrais me détendre en nageant près de la maison de ma mère à Tyr puis passer la soirée avec mes amis d’enfance ! »
Telle est la première réflexion de John Peter Gebran, fils du brigadier-général Wadih Gebran de Bhaïré (Ehden) et de Amale Sabounji de Tyr, né à New Jersey, qui a effectué une grande partie de ses études scolaires au Collège Notre-Dame de Jamhour puis est reparti aux États-Unis en pleine guerre en 1978.
Médecin spécialiste en psychiatrie, avec la rare sous-spécialité en psychiatrie du troisième âge, John est diplômé de plusieurs universités : Texas A&M, the Medical College of Virginia et Columbia University à Manhattan (New York). Il a exercé sa profession durant 15 ans dans plusieurs villes américaines avant de prendre une décision quasi définitive de rentrer dans son pays d’origine il y a moins d’un an.
« Le fils d’Amale est revenu »
« Je suis fier de pouvoir soigner mes compatriotes et contribuer à leur épanouissement, notamment ceux qui sont proches des familles de mon père et de ma mère, tous deux décédés il y sept ans. Cela me fait tellement plaisir quand j’entends dire dans le vieux quartier de Tyr que “le fils d’Amale est revenu” . Je veux briser le tabou empêchant de nombreuses personnes de consulter un psychiatre sous prétexte qu’on les prendrait pour des malades mentaux, ce qui n’est pas toujours le cas. Et aussi aider les personnes âgées à vivre en meilleure
harmonie. »
John, qui a le titre de professeur assistant à l’Université d’État de New York, s’est donc installé au Liban où se trouvent sa sœur Christine et son frère Michel, et exerce actuellement au Centre médical de Bellevue à Mansourieh et au Centre médical de Clemenceau. Il vient de réaliser jeudi dernier une émission en direct sur Télé-Lumière qui a obtenu un succès tel qu’elle sera renouvelée jeudi prochain.
« Il y a deux semaines, je reçois une patiente à Beyrouth venue de la ville frontalière de Rmeich en compagnie de ses parents. Elle nécessitait une hospitalisation de quelques jours et j’ai eu l’idée de la soigner dans un hôpital de Tyr, où je me rends une fois par semaine, pour faciliter le trajet à la famille. Je me suis alors rendu compte qu’il n’y avait pratiquement pas de structure psychiatrique au Liban-Sud ; dans tous les cas, cela manque énormément dans tout le pays. »
On peut contacter John Gebran à l’adresse électronique suivante :
johngebrane@gmail.com.

