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Moyen Orient et Monde - Révolte

Vendredi de « la mort plutôt que l’humiliation » en Syrie : 16 tués

Des dizaines de milliers de manifestants ont bravé le régime de Damas dans tout le pays.

Seize personnes ont été tuées hier par les forces de sécurité lors du vendredi de la « mort plutôt que l’humiliation » en Syrie, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). La chaîne de télévision al-Arabiya a, quant à elle, fait état de 17 morts. Huit personnes, dont une adolescente de 16 ans, ont été tuées à Erbine, Kfarbatna, Douma et Hammouriyé, des villes dans la région de Damas, tandis que cinq personnes ont été tuées à Homs et à Talbissé, et trois à Deir ez-Zor, a affirmé l’OSDH. En outre, « des tirs nourris visaient tout ce qui bougeait ou toute personne qui sortait de chez elle dans le quartier de Bab el-Sbaa, à Homs », a encore dénoncé l’OSDH. De même à Harasta, dans la région de Damas, « cinq véhicules militaires transportant des soldats lourdement armés ont tiré sur tout ce qui bougeait dans les rues », a ajouté l’OSDH.
Des dizaines de milliers de personnes ont bravé le régime et sont descendues dans la rue dans les régions de Damas, de Hama, de Deraa, de Homs, dans la ville d’Amouda et à Deir Ez-Zor, selon l’OSDH et les Comités locaux de coordination (LCC), un groupe animant les protestations. C’est à Talbissé, dans la région de Homs, que la mobilisation contre le régime a été particulièrement forte, a souligné l’OSDH. Selon des sites Internet, dont SNN, des manifestations se tenaient également à Lattaquié, Alep et dans la région de Houran, où les forces de sécurité ont tiré sur les manifestants. Des protestataires sont également descendus dans les rues à al-Kiswa et Zabadani, près de Damas. Pour sa part, la chaîne de télévision al-Arabiya a rapporté que les forces de l’ordre ont interpellé de force des manifestants blessés dans l’hôpital d’Arabin, près de Damas, indiquant en outre que le directeur de l’hôpital al-Raja’ a été arrêté. La chaîne a également rapporté que les forces de sécurité tiraient à l’aveuglette sur les protestataires dans la ville de Houla, dans la région de Homs.
Les militants ont tenu à souligner que leurs manifestations étaient « pacifiques », en réponse au régime qui, depuis le début de la révolte le 15 mars, refuse d’admettre l’ampleur de la contestation et attribue les violences à des « groupes terroristes armés ». « Nous sommes prêts à mourir par millions en martyrs », ont écrit des militants sur leur page Facebook « Syrian revolution ». Les LCC ont affirmé pour leur part que les manifestations se poursuivraient « tous les jours jusqu’à la chute du régime ». Les manifestations se déroulent en général à la sortie des mosquées après la prière et sont régulièrement réprimées. Des rassemblements ont lieu quasiment quotidiennement, mais le vendredi, jour de repos hebdomadaire dans les pays musulmans, la mobilisation est plus forte.
De son côté, l’agence SANA a rapporté que trois membres des forces de sécurité avaient été tués hier et que d’autres avaient été blessés « par les tirs de groupes terroristes armés qui les ont attaqués à Hammouriyé, Erbine et Talbissé ». De plus, « quatre individus armés » ont été tués par les forces de l’ordre lors de ces « attaques » dans les trois localités, a ajouté SANA. D’après l’agence, « un groupe terroriste armé dans la ville de Khan Chikhon, dans la province d’Idleb, a enlevé le capitaine Waël el-Ali des forces de sécurité ». Il n’était pas possible de vérifier ces informations sur le terrain, le régime limitant fortement les déplacements des médias étrangers.
Confronté à une révolte qui se contentait au début de réclamer des réformes démocratiques, le président Assad, qui gouverne le pays d’une main de fer, a choisi la répression tout en promettant des réformes. Mais les opposants, disant douter désormais de sa crédibilité, ont commencé à exiger son départ. Selon l’ONU, les violences dans le pays ont fait au moins 2 200 morts depuis la mi-mars, en majorité des civils, et selon les militants, plus de 10 000 personnes ont été arrêtées. Mais les États-Unis et l’Europe ne parviennent toujours pas à bâtir un consensus à l’ONU pour sanctionner Damas, essentiellement en raison de l’opposition de la Russie, alliée du régime syrien.
(Sources : agences et rédaction)
Seize personnes ont été tuées hier par les forces de sécurité lors du vendredi de la « mort plutôt que l’humiliation » en Syrie, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). La chaîne de télévision al-Arabiya a, quant à elle, fait état de 17 morts. Huit personnes, dont une adolescente de 16 ans, ont été tuées à Erbine, Kfarbatna, Douma et Hammouriyé, des villes dans la région de Damas, tandis que cinq personnes ont été tuées à Homs et à Talbissé, et trois à Deir ez-Zor, a affirmé l’OSDH. En outre, « des tirs nourris visaient tout ce qui bougeait ou toute personne qui sortait de chez elle dans le quartier de Bab el-Sbaa, à Homs », a encore dénoncé l’OSDH. De même à Harasta, dans la région de Damas, « cinq véhicules militaires transportant des soldats lourdement armés ont...
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