La réponse de Téhéran aux déclarations françaises ne s’est pas fait attendre. « Les activités de défense iraniennes sont toutes (des activités) de dissuasion, toute remarque basée sur des informations erronées peut provoquer l’instabilité dans la région et il est recommandé (...) de s’abstenir de faire de telles remarques », a lancé le directeur général des affaires européennes aux Affaires étrangères iraniennes, Hassan Tajik. « Comme il l’a été dit à plusieurs reprises, l’activité nucléaire de la République islamique d’Iran est totalement pacifique et les rapports de l’Agence internationale de l’énergie atomique l’ont confirmé », a-t-il ajouté.
L’Iran a développé un ambitieux programme nucléaire qui, selon les Occidentaux, a des visées militaires. D’habitude, c’est Israël qui est régulièrement cité par la presse et les experts comme le pays le plus susceptible de lancer une telle attaque contre des sites iraniens.
Dans ce contexte, Iraniens et Israéliens ont augmenté leur présence militaire en mer Rouge, où les premiers ont envoyé un sous-marin et un navire de guerre et les seconds ont déployé deux vedettes lance-missiles. Une porte-parole de l’armée israélienne a toutefois affirmé que ce déploiement a lieu « dans le cadre de missions purement de routine effectuées dans ce secteur », tout en se refusant à lier cette décision au déploiement de forces navales de l’Iran. Le commandant de la marine iranienne, l’amiral Habibollah Sayyari, a pour sa part indiqué que le déploiement en mer Rouge vise à « patrouiller en haute mer et montrer les capacités de la République islamique d’Iran ». En juillet, l’Iran avait annoncé son intention d’augmenter sa présence militaire dans les eaux internationales, envisageant notamment de déployer des navires de guerre dans l’Atlantique. Mardi, l’amiral Sayyari a affirmé que la flottille, qui effectue sa quinzième mission du genre en mer Rouge, devait également concentrer ses efforts sur la « lutte contre la piraterie ».
Des sous-marins iraniens de la classe Kilo avaient escorté en juin des bâtiments de guerre en mer Rouge « pour collecter des informations », première mission du genre pour l’Iran, dans des eaux lointaines. En février, l’Iran avait envoyé deux bâtiments de guerre en Méditerranée pour la première fois depuis 1979 via la mer Rouge et le canal de Suez. Ces navires avaient fait escale en Syrie, provoquant la colère d’Israël, qui avait mis sa marine en état d’alerte.
(Source : AFP)


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