L’Iran dit vouloir coopérer avec l’AIEA, mais exclut l’échange de combustible
OLJ /
le 30 août 2011 à 00h37
L’Iran s’est dit prêt hier à accroître dans un cadre « limité » sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur son programme nucléaire controversé, selon le responsable de ce programme, Fereydoun Abbassi Davani, dans une interview à l’agence officielle IRNA. L’Iran refusait jusqu’à maintenant de discuter des nouvelles questions évoquées par l’AIEA sur son programme nucléaire, affirmant qu’il s’agit d’allégations sans fondement. Téhéran est sous le coup de six condamnations de l’ONU et de sévères sanctions internationales contre son programme nucléaire, dont les Occidentaux redoutent qu’il n’ait un objectif militaire, ce que Téhéran nie. M. Abbassi Davani a toutefois annoncé hier que l’Iran ne discuterait plus d’un échange de combustible avec les grandes puissances, Téhéran disposant désormais de capacités d’enrichissement suffisantes et d’assez d’uranium à 20 % pour son réacteur de recherche de Téhéran. Les grandes puissances ont proposé sans succès en 2009 que l’Iran remette ses stocks d’uranium à 3,5 % pour obtenir en contrepartie de Moscou et de Paris du combustible à 20 % pour son réacteur de recherche. Cette solution visait à éviter que l’Iran ne développe ses capacités d’enrichissement et ne possède suffisamment de stock d’uranium enrichi à 90 % pour pouvoir fabriquer à terme l’arme atomique. L’Iran possède plus de 4 tonnes d’uranium enrichi à 3,5 %. Les opérations d’enrichissement à 3,5 % sont menées à Natanz (centre), sous le contrôle des inspecteurs de l’AIEA. Ce site a également commencé à enrichir à 20 % et en juin, Téhéran a annoncé vouloir multiplier par trois sa capacité de production en enrichissant également à 20 % sur son site de Fordoo, au sud de Téhéran. M. Abbassi Davani a assuré que cette activité serait également placée sous le contrôle de l’AIEA. La révélation en 2009 de l’existence du site secret de Fordoo avait déclenché une grave crise avec la communauté internationale, conduisant au renforcement des sanctions des Nations unies contre l’Iran.
L’Iran s’est dit prêt hier à accroître dans un cadre « limité » sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur son programme nucléaire controversé, selon le responsable de ce programme, Fereydoun Abbassi Davani, dans une interview à l’agence officielle IRNA. L’Iran refusait jusqu’à maintenant de discuter des nouvelles questions évoquées par l’AIEA sur son programme nucléaire, affirmant qu’il s’agit d’allégations sans fondement. Téhéran est sous le coup de six condamnations de l’ONU et de sévères sanctions internationales contre son programme nucléaire, dont les Occidentaux redoutent qu’il n’ait un objectif militaire, ce que Téhéran nie.M. Abbassi Davani a toutefois annoncé hier que l’Iran ne discuterait plus d’un échange de combustible avec les...
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