Mais le répit est forcément de courte durée, et la jungle, dans tous ses aspects, nous rattrape tous, que l’on soit hommes d’affaires, grands financiers, employés d’entreprise, étudiants, journalistes ou chômeurs en quête désespérée d’un emploi.
Au retour, la gifle est retentissante : un rappel brutal des dures réalités, d’un quotidien fait d’insultes à l’intelligence, d’atteintes à la dignité du citoyen, d’humiliations réitérées, à l’ombre d’une république fantôme, d’un État pieds et poings liés qui s’octroie des vacances prolongées à défaut de s’expliquer sur la séquestration de sa volonté, de la fonction supposée être la sienne : une raison d’être dépecée au fil des violations de la notion même d’État, du droit le plus élémentaire du Libanais à une vie décente.
Nul besoin d’un procès politique, d’une relation étayée de la corruption des uns, de l’irresponsabilité des autres, de la démission de tous face à la déliquescence générale. Les faits parlent d’eux-mêmes : une accumulation de flagrants délits, de preuves accablantes qui sanctionnent un pouvoir pris au piège de promesses impossibles à tenir parce que tributaires d’un clientélisme éhonté, d’un partage de multiples gâteaux étalés comme autant de trophées de guerre...
« Place-moi ce chiite à cette fonction, je faciliterai l’accession de ton maronite à cette autre fonction, un druze là, un sunnite ailleurs, et n’oublions surtout pas les grecs-catholiques, grecs-orthodoxes et minoritaires. » Ainsi se décline le « fromagisme », tout en épines confessionnelles, mais cela ne s’arrête évidemment pas là : « Celui-là est un protégé du Courant patriotique libre, cet autre est directement lié au Hezbollah et n’oublions surtout pas ce troisième larron, un fidèle de qui tu sais et qui en fait une affaire personnelle, après tout ils ont le vent en poupe. » Et tutti quanti pour les positions à octroyer aux Forces libanaises, aux Kataëb, au PSP et au courant du Futur. Du donnant, donnant donc, sinon rien ne marche, tout reste bloqué.
Et c’est ainsi que les nominations urgentes aux postes vitaux de l’administration sont toujours gelées, que des postes diplomatiques essentiels à l’étranger sont toujours vacants... et que les surnuméraires, les parasites qui bouffent goulûment les institutions publiques, restent accrochés à leurs fauteuils crasseux, assurés de la protection d’anciens chefs de guerre reconvertis dans la haute politique...
Faut-il s’étonner, dès lors, que tout aille mal à tous les niveaux, que l’esprit civique se délite à un rythme effrayant, que la sécurité devienne de plus en plus aléatoire... alors même que l’autorité nouvelle ne se préoccupe que de préserver des acquis obtenus par subterfuge ?
Faut-il s’étonner qu’à l’ombre d’une telle absence étatique, des prisonniers réussissent à faire la belle et à s’évanouir dans la nature ? Que d’infortunés touristes estoniens se fassent enlever sur une voie principale et que les autorités ne parviennent à comprendre ni le comment ni le pourquoi de leur capture et de leur libération? Que les rapts, politiques ou crapuleux, deviennent monnaie courante et que les disparus, bien souvent, ne donnent plus signe de vie ? Que des forces occultes installent des réseaux d’écoute et de communication au nez et à la barbe d’un pouvoir sclérosé ?
Faut-il s’étonner que sur les routes, des chauffards criminels se livrent à un jeu de massacre en toute impunité, que des camions fous, chargés de tonnes de rochers, écrabouillent les voitures sur leur chemin et que les automobilistes finissent dans le ravin parce que le réseau routier est éventré, défoncé, et qu’il n’y a plus ni éclairage ni signalisation pour avertir les victimes potentielles des dangers qui les guettent ?
Et puisqu’on y est, puisqu’on parle d’éclairage, faut-il s’étonner que les Libanais restent dans le noir, payent des fortunes pour leur « système D », alors qu’en haut lieu tout n’est plus que question d’ego, de marchandage de tapis ?
Faut-il, enfin, s’étonner que la justice soit chaque jour bafouée, que la légalité internationale soit régulièrement outragée quand des ministres participent à la curée, donnent leur caution à l’imposture sous le regard d’un chef de gouvernement impavide qui veut se convaincre que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes... et que tout le reste est à l’avenant ?
Pardon, cher lecteur, de vous avoir déprimé en ce début de semaine, mais ai-je dit quelque chose que vous ne sachiez ou pressentiez déjà ?


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"L’Exégèse" patentée même "Mikati le Mourchid", ne soufflant mot de trop, nous prive par enchantement syrien pour ainsi dire de ses "lumières" cachées sur la Syrie et le Liban vu ses "rapports fraternels ! ?" avec ce système "Rétrograde, Archaïque, Dictatorial et Despotique" qui finalement, a fini par 'brûler ses petits doigts" ! Bel exemple d’excès de clairvoyance n’est-ce pas ? Et voilà le "Niais" pris de court par ce renversement. "Motus à présent" ! Au mieux nous éclaira-t-il sur cette "personne Oculiste de son état, Proto-dictateur" depuis onze ans déjà ! Notre "exégète Indigène Myster Mikati", c’est son nom protocolaire bref, finira fatalement par nous "Corner" tout simplement mais catégoriquement, fondamentalement et bien évidemment tout à fait sérieusement : un "Koullouna" ! Cachant mal pour ainsi dire la tempête Syrienne qui nous atteint déjà. Mais "courageux qu’il est", il sera obligé de cesser enfin de nous "Berner" à faire semblant de nous "éclairer" ! Son problème est, qu’il se confie trop souvent à de "Fades oranges Amères de Talus de bossfeirs Indigènes, Anonymes licenciés ès Malséance", qui n’ont plus rien à dire et se retrouveront fort Bientôt entamant une retraite "R I D I C U L E" auprès d’un "Quasi-département Alaouito-nusayrî Simili-exotique" !
07 h 23, le 29 août 2011