Au premier semestre, la banque, qui emploie 26 500 salariés, a fait son retour dans le vert, avec un bénéfice net s’élevant à 864 millions d’euros contre une perte nette de 968 millions d’euros sur la même période un an auparavant.
Le groupe, qui met en avant de « forts résultats » dans la banque de détail, a annoncé un dividende intérimaire de 200 millions d’euros.
« Les six premiers mois de 2011 ont été marqués par une incertitude croissante concernant la dette souveraine, ce qui a eu pour résultat de rendre les conditions des affaires plus difficiles », a souligné le président d’ABN Amro, Gerrit Zalm. Nos affaires ont toutefois continué de bénéficier d’une bonne croissance commerciale. » « La seconde moitié de l’année sera moins bonne que la première », a prédit Zalm, cité par l’agence de presse néerlandaise ANP. « Il y a des signaux clairs selon lesquels la croissance économique baisse et les marchés financiers restent capricieux et instables ». « Nous sortons d’une longue période de croissance modérée, mais ce scénario peut s’inverser en récession », a-t-il souligné.
L’actuel groupe ABN Amro est né en 2010 de la fusion entre l’ancienne banque néerlandaise du même nom et Fortis Bank Nederland, l’une des entités de l’ex-bancassureur belgo-néerlandais démantelé pendant la crise financière.
L’État néerlandais avait nationalisé Fortis Bank Nederland en octobre 2008, la banque belge finissant pour sa part par être rachetée par le français BNP Paribas.
« Après la première phase de l’intégration, nous avons augmenté nos ambitions » concernant le service aux clients et l’efficacité », a souligné M. Zalm. « Ces initiatives ont malheureusement un impact sur nos employés », indique-t-il.
Une provision de 200 millions d’euros a été créée pour la mise en œuvre des 2 350 suppressions d’emplois prévues. À la suite de la fusion, 6 500 postes avaient été supprimés dans un premier temps. « Il s’agissait avant tout de postes qui doublonnaient », a précisé M. Zalm, cité par l’agence de presse néerlandaise ANP. Maintenant, nous travaillons sur la façon de mener l’entreprise elle-même, tant le siège que les filiales : nous agissons sur les coûts. »
(Source : AFP)


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