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Économie - Industrie

Algérie-France : les dossiers Renault et Total toujours en « pourparlers »

Les négociations sont toujours en cours dans deux des dossiers phare de la coopération algéro-française, Renault et Total, a déclaré hier l’ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt, dans un entretien au quotidien francophone el-Watan.
« Sur douze dossiers, dix ont été réglés définitivement. Il y a encore deux dossiers en cours de discussion. Les dossiers de Renault et Total sont plus compliqués que les autres. Il s’agit de gros dossiers. Pour Total, l’investissement est estimé à 4,5 milliards d’euros », a dit M. Driencourt.
« Le projet Renault est stratégique pour l’Algérie. Il ne s’agit pas de créer une usine, mais une filière industrielle. Ce qui est quand même plus compliqué. Cela implique toutes les sphères économiques. Il y a à la fois l’importation des produits pour fabriquer des voitures, la commercialisation, la sous-traitance, la localisation d’une usine. C’est un sujet compliqué qui n’est pas réglé », a-t-il précisé.
L’Algérie, qui veut lancer une industrie automobile, propose à Renault de produire 150 000 véhicules de gammes variées par an, mais les négociations butent sur la question de la commercialisation des voitures. M. Driencourt a également indiqué que le projet pétrochimique de Total avec le groupe pétrolier Sonatrach, d’un montant de 4,5 milliards d’euros, connaît des difficultés. « Il s’agit de questions techniques liées à des besoins en gaz. Ce n’est pas lié au prix. Cela a trait à la capacité de l’Algérie de fournir un type particulier de gaz. (...) Il y a aussi des difficultés pour la localisation du projet. L’accord a été signé en 2007, lors de la visite (du président Nicolas) Sarkozy. L’accord est arrivé à échéance fin juillet 2011. L’idée est donc de le proroger pour ne pas laisser tomber le projet », a-t-il ajouté.
M. Driencourt a précisé que l’envoyé spécial français en Algérie, Jean-Pierre Raffarin, a reçu une deuxième lettre de mission du président Sarkozy. « Il s’agira pour lui de reprendre les dossiers qui n’ont pas abouti et se charger des autres projets. Il y a une volonté du côté français de contribuer aux investissements en Algérie », a-t-il dit.
Depuis la désignation de M. Raffarin, Alger et Paris ont signé des accords en négociation depuis des années : le rachat par Saint-Gobain du leader de la verrerie algérienne Alver et un accord de partenariat faisant entrer l’assureur Axa sur le marché algérien.

(Source : AFP)
Les négociations sont toujours en cours dans deux des dossiers phare de la coopération algéro-française, Renault et Total, a déclaré hier l’ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt, dans un entretien au quotidien francophone el-Watan.« Sur douze dossiers, dix ont été réglés définitivement. Il y a encore deux dossiers en cours de discussion. Les dossiers de Renault et Total sont plus compliqués que les autres. Il s’agit de gros dossiers. Pour Total, l’investissement est estimé à 4,5 milliards d’euros », a dit M. Driencourt.« Le projet Renault est stratégique pour l’Algérie. Il ne s’agit pas de créer une usine, mais une filière industrielle. Ce qui est quand même plus compliqué. Cela implique toutes les sphères économiques. Il y a à la fois l’importation des produits pour fabriquer des...
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