Le secteur bancaire libanais a souvent été loué pour sa résilience et sa solidité, notamment dues à la politique conservatrice de la Banque du Liban (BDL).
Le BSI mesure la qualité ou la force intrinsèque d’un système bancaire, excluant à cet égard le soutien potentiel des actionnaires ou des gouvernements ; l’objectif étant de souligner les faiblesses systémiques du secteur bancaire.
L’indice se base sur une échelle comprenant les catégories « A » (très haute qualité/très solide), « B » (haute qualité/solide), « C » (adéquat), « D » (vulnérable) et « E » (très vulnérable).
Le Liban a été classé dans la catégorie « D » avec l’Égypte, le Maroc et le Bénin pour la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), et avec la Belgique, la Chine, la Croatie, l’Équateur, la Hongrie, le Luxembourg, les Philippines et la Russie à l’échelle mondiale. Le rapport de l’agence, cité par Lebanon This Week de la Byblos Bank, a indiqué que les catégories « B », « C » et « D » sont les plus répandues dans les pays développés.
Un score de « 3 » pour le Liban
En parallèle, l’agence a estimé que le secteur bancaire libanais, ainsi que ceux de huit autres pays, est exposé à « un fort niveau de vulnérabilité », le classant dans la catégorie la plus basse de son Indice macroprudentiel (MPI). Le MPI tente d’identifier l’accumulation d’un stress potentiel au sein des systèmes bancaires (en termes de risques) qui serait causé par une série de circonstances spécifiques.
De ce fait, le MPI identifie notamment la croissance de l’activité d’emprunt au sein du système bancaire sur une période de deux ans, ainsi que la croissance réelle des prix de l’immobilier, du taux de change et des prix des actions. L’estimation du MPI est basée sur la compilation de trois années de données divisées en périodes de deux ans se chevauchant, et comportant un facteur de déclenchement situé temporellement dans l’une ou l’autre de ces périodes, déterminant le score final.
Selon l’agence, un score MPI de « 1 » dénote une faible vulnérabilité aux risques, tandis qu’un score de « 2 » reflète une vulnérabilité modérée et qu’un score de « 3 » dénote un fort niveau de vulnérabilité aux risques systémiques. Fitch a attribué un score de « 3 » au Liban, contre un « 1 » un an plus tôt. À l’échelle de la région MENA, le Qatar et le Nigeria ont également été classés dans cette catégorie, tout comme la Chine, Hong Kong, l’Islande, Chypre, l’Azerbaïdjan et le Vietnam sur le plan mondial. Le Liban et la Chine étaient les deux seuls pays au monde à obtenir un score de « 3 » et un BSI de catégorie « D », a noté le rapport.
Fitch a indiqué que le Liban est le seul pays à avoir enregistré un déclin au niveau du classement MPI, en comparaison avec l’an dernier. L’agence a affirmé que ce changement a été provoqué par la croissance des crédits accordés au secteur privé, qui a dépassé 24 % en 2010, portant la progression moyenne sur deux ans (2009-2010) à presque 20 % – au-dessus de la barre-référence des 15 %. L’agence a ajouté que l’évolution du MPI du Liban était portée par la croissance à deux chiffres des prix de l’immobilier à Beyrouth au cours des dernières années.
Fitch a toutefois noté que la croissance du crédit a nettement ralenti en 2011, à l’image de l’économie libanaise, et que l’appréciation des prix de l’immobilier a été portée davantage par les investissements étrangers que par les prêts bancaires, ce qui limite les risques, a conclu l’agence.


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Bravo,Roy....lumineux et merveilleusement bien expliqué!
11 h 02, le 24 août 2011