Des opposants syriens, notamment de tendance islamiste, ont entamé hier une deuxième journée de discussions à Istanbul sur l’opportunité de créer un « Conseil national », destiné à coordonner leur lutte contre le régime de Damas, a indiqué un participant. « Nous poursuivons aujourd’hui (hier dimanche) les discussions et nous pourrons, je pense, annoncer quelque chose demain (aujourd’hui lundi) », a déclaré Obeida el-Nahhas. Initialement, les discussions devaient s’achever hier, mais « les participants veulent tous prendre la parole et s’exprimer », a souligné M. Nahhas. Interrogé pour savoir si un « Conseil national » serait formé à Istanbul, il a indiqué que les participants à la réunion, venus tant de Syrie que de l’extérieur de ses frontières, « avancent vers l’établissement d’un tel conseil », mais que pour l’instant des débats sont encore en cours sur ce projet qui remonte à juin dernier. « Notre principale priorité est la chute du régime du président Bachar el-Assad », avait déclaré samedi Yasser Tabbara, un avocat vivant aux États-Unis, présent à Istanbul. Le conseil doit se doter de « sept à huit bureaux » avec chacun une compétence précise, notamment « les Affaires étrangères, la planification politique, l’économie et les médias », selon M. Nahhas.
La réunion d’Istanbul survient au lendemain de l’annonce par l’opposition syrienne de la formation d’une coalition baptisée « Commission générale de la révolution syrienne ». La « Syrian Revolution General Commission » (SRGC) est le fruit de la fusion de 44 groupes et comités de coordination qui animent depuis cinq mois la contestation en Syrie. Hier, cette instance a fait état de divisions au sein de la contestation et appelé, « pour l’intérêt national et l’intérêt de la révolution syrienne, au report de tout projet qui vise à représenter l’ensemble du peuple syrien tant qu’il n’y a pas d’accord entre les différentes composantes du peuple », un message vraisemblablement adressé aux opposants réunis à Istanbul. M. Nahhas a refusé de se prononcer sur cet appel. « Les appels de plusieurs congrès, tenus à l’intérieur et à l’étranger, appelant à former des Conseils de transition ou des gouvernements en exil, ont eu des répercussions néfastes et négatives sur la révolution syrienne », a ainsi affirmé le SRGC. Dans une pique contre les opposants islamistes, le SRGC ajoute : « Nous saisissons cette occasion pour appeler tous les politiciens de l’opposition syrienne à l’intérieur et à l’étranger à être à la hauteur de leur responsabilité et des sacrifices consentis par le peuple syrien. »
L’opposition est divisée entre les islamistes, les jeunes démocrates et libéraux réunis par Facebook qui ont lancé le mouvement de contestation, et les opposants de longue date qui se situent généralement à gauche ainsi que les Kurdes. Plusieurs pays occidentaux ont à plusieurs reprises déploré le manque d’unité au sein de l’opposition. « Les membres de l’opposition commencent à prendre conscience qu’ils ne peuvent pas tous être chefs et qu’ils doivent répondre aux attentes de la communauté internationale », a indiqué Haj Saleh, une figure de l’opposition.
Plusieurs réunions d’opposants syriens ont été récemment organisées en Turquie, à Antalya, sur le littoral méditerranéen, ou à Istanbul.
(Source : agences)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Des opposants syriens, notamment de tendance islamiste, ont entamé hier une deuxième journée de discussions à Istanbul sur l’opportunité de créer un « Conseil national », destiné à coordonner leur lutte contre le régime de Damas, a indiqué un participant. « Nous poursuivons aujourd’hui (hier dimanche) les discussions et nous pourrons, je pense, annoncer quelque chose demain (aujourd’hui lundi) », a déclaré Obeida el-Nahhas. Initialement, les discussions devaient s’achever hier, mais « les participants veulent tous prendre la parole et s’exprimer », a souligné M. Nahhas. Interrogé pour savoir si un « Conseil national » serait formé à Istanbul, il a indiqué que les participants à la réunion, venus tant de Syrie que de l’extérieur de ses frontières, « avancent vers l’établissement d’un...