Des rebelles libyens célébrant la libération de Tripoli par leurs camarades insurgés. Bob Strong/Reuters
Les rebelles, qui semblent n’avoir pas rencontré une forte résistance, se sont approchés du centre de la capitale après avoir pris le contrôle de plusieurs quartiers dont Tajoura, un quartier de la banlieue est de Tripoli, selon les témoins. Les appels « Allah akbar (Dieu est grand) » lancés des mosquées de la capitale en signe d’encouragement aux rebelles étaient entendus à travers la ville.
Après de violents accrochages avec des soldats loyalistes, les insurgés venant de l’Ouest ont réussi à entrer dans Tripoli, accueillis par une foule en liesse. Ils étaient acclamés par les habitants qui couraient le long de leur convoi, dans une ambiance euphorique. Des insurgés, participant aux combats à Tripoli, se sont infiltrés dans la capitale en arrivant par la mer de l’enclave côtière de Misrata, à 200 km à l’est, selon la rébellion. Dans leur avancée, les rebelles, venus des montagnes de Nefoussa, dans l’Ouest, ont pris le contrôle d’une caserne, située au « kilomètre 27 », où ils se sont emparés d’armes et de munitions. Cette caserne était l’obstacle le plus important sur la route de Tripoli. Les insurgés ont par ailleurs libéré plusieurs dizaines de détenus de la prison de Maya, située non loin de la caserne. Selon les rebelles, des tireurs d’élite ont été postés sur les toits autour de Bab el-Aziziah, le complexe qui abrite la résidence de M. Kadhafi.
L’offensive « Sirène », lancée samedi soir, se déroule en coordination entre le Conseil national de transition (CNT), l’organe politique de la rébellion à Benghazi, et les combattants dans et autour de Tripoli, a dit le porte-parole du CNT, en précisant que « l’OTAN est aussi impliquée ». De son côté, le président du CNT Moustapha Abdeljalil a dit disposer « d’informations sûres que Seif el-Islam », un des fils de M. Kadhafi, « a été arrêté ». « Il est dans un lieu sûr sous garde renforcée en attendant qu’il soit déféré à la justice », a-t-il déclaré à la chaîne de télévision al-Jazira. En outre, le fils aîné de M. Kadhafi, Mohammad, s’est rendu aux forces rebelles, a déclaré Adel Dabbechi, coordinateur du CNT, confirmant la capture de Seif el-Islam. De son côté, la porte-parole du procureur de la Cour pénale internationale a dit avoir eu confirmation de l’arrestation de Seif el-Islam. Toujours selon le CNT, cité par la chaîne de télévision al- Arabiya, la garde personnelle de M. Kadhafi s’est rendue aux rebelles. Sa consœur al-Jazira indique également que les hommes chargés de la sécurité du « guide de la révolution » ont déposé les armes.
« 1 300 tués en 24 heures »
Par ailleurs, M. Abdeljalil a déclaré sur l’antenne d’al-Arabiya que les rebelles sont prêts à cesser le combat si M. Kadhafi accepte de quitter le pouvoir. M. Kadhafi et ses fils seront dans ce cas autorisés à quitter le pays, a-t-il ajouté. En réponse, Moussa Ibrahim, porte-parole du régime libyen, a annoncé que M. Kadhafi est « prêt à négocier en personne » avec M. Abdeljalil et a invité l’OTAN à convaincre les rebelles de mettre fin à leur offensive contre Tripoli. Il a ajouté que 1 300 personnes avaient péri ces dernières 24 heures dans les combats. Il n’était pas possible de vérifier ce bilan. Toutefois, dans la nuit, M. Kadhafi a de nouveau appelé ses partisans à « nettoyer » la capitale des rebelles, affirmant qu’il n’y avait « pas de place pour les agents du colonialisme à Tripoli et en Libye ». Le porte-parole de l’armée, Ahmad Bani, a assuré pour sa part que M. Kadhafi est toujours dans la capitale.
Les jours du régime sont « comptés »
Pour l’ex-n° 2 du régime Abdessalem Jalloud, qui a fui Tripoli pour l’Italie, « il reste une semaine, au maximum 10 jours au régime et peut-être moins ». Selon lui, Kadhafi « n’a aucun moyen de quitter Tripoli. Toutes les routes sont bloquées. Il peut seulement partir sur la base d’un accord international et je pense que cette porte est fermée ». Plusieurs pays occidentaux ont également estimé que le régime approchait de sa fin. Pour la Maison-Blanche, les jours de M. Kadhafi comme dirigeant sont « comptés ». Le président français Nicolas Sarkozy a estimé « que l’issue ne fait désormais plus de doute » et Rome a dit que la « tragédie » du conflit « touche à sa fin ». Pour Londres, la fin du colonel Kadhafi est « proche ». « Le régime de Kadhafi s’effondre clairement », a affirmé le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, en appelant la rébellion à préserver l’unité du pays. Il a également réclamé une transition pacifique et immédiate. « Plus tôt Kadhafi réalisera qu’il ne peut vaincre son propre peuple, mieux ce sera, afin que la population libyenne n’ait pas à voir davantage de sang versé et à subir d’autres souffrances », a-t-il ajouté. Il a promis l’aide de l’Alliance atlantique à la rébellion pour aider à reconstruire une Libye démocratique après quatre décennies de dictature, affirmant qu’elle continuerait à protéger la population civile conformément à la résolution 1793 du Conseil de sécurité de l’ONU.
(Source : agences)


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c est bien on danse dans les rues ,mais un pays qui depuis plus de 40 ans sans la pratique du jeux des alternances , ne sera pas facile de mettre de ordre , recuperer les armes dans les rues ,une entente entre les divers tribues ,qui sont d origines completements diferentes !!!!arabe , berbere, touareg , plus de 500. 000 travaillers etranges ,ont fuit le pays , la classe populaire de lybie avait le niveau de vie plus eleve que les egyptiens ,et les tunisiens , on verrea !!!! HADDAD BRESIL
12 h 07, le 22 août 2011