Le gouvernement a confirmé qu’il demandait une session extraordinaire du Parlement pour une adoption « rapide » des mesures, peut-être dès la semaine prochaine, qui devraient rapporter jusqu’à 4,9 milliards d’euros supplémentaires à l’État.
Mme Salgado attend une augmentation des recettes de l’État de 2,5 milliards d’euros dès cette année au moyen d’une réforme de l’impôt sur les grandes sociétés. Elle a aussi confirmé attendre 2,4 milliards d’économies supplémentaires pour l’assurance-maladie avec l’augmentation les achats de médicaments génériques.
La baisse de la TVA est destinée à vendre les nombreux logements qui ont été construits mais n’ont pas été vendus en raison de l’éclatement de la bulle immobilière en 2008, contribuant à un chômage record de plus de 20 %.
Mme Salgado a précisé que le gouvernement annoncerait des mesures « pour stimuler l’emploi » lors du deuxième Conseil des ministres extraordinaire prévu le 26 août.
Ces mesures s’ajoutent aux plus de 50 milliards d’économies annoncées depuis 2010 pour tenter de rassurer les marchés et les autres pays européens sur la capacité de l’Espagne à sortir de la crise.
L’Espagne, quatrième économie de la zone euro, l’a dit et redit : l’Espagne « est loin d’avoir besoin » d’un sauvetage similaire à ceux de la Grèce et du Portugal.
Pourtant, les mauvaises nouvelles sur une croissance atone dans la zone euro et aux États-Unis ont relancé les craintes de voir les pays endettés ne pas pouvoir tenir leurs engagements de réduction des déficits face à une Union européenne très mal préparée.
La Bourse de Madrid est prise depuis fin juillet dans une nouvelle spirale et chutait encore hier, à des niveaux plus vus depuis la crise de la dette du printemps 2010.
Si elle a estimé que « les doutes sur la capacité de croissance des économies avancées » alimentaient la nouvelle tourmente financière, Mme Salgado a aussi évoqué un « manque de décision ».
Les annonces pour une meilleure gouvernance européenne à moyen terme lors du sommet franco-allemand de mercredi n’ont pas rassuré les marchés. Ils attendent des mesures de court terme face à une nouvelle crise de liquidité qui rappelle celle de 2008, après la faillite de la banque d’affaires américaine Lehman Brothers.
Certains pays comme l’Allemagne sont hostiles, tant que les déficits restent élevés, à une augmentation du Fonds européen de stabilité financière (FESF), et à la création d’euro-obligations qui permettraient de mutualiser la dette des pays.
(Source : AFP)


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