Le chef des négociateurs nucléaires iraniens Saïd Jalili a indiqué un peu plus tôt hier que les propositions russes pouvaient constituer une « base pour commencer les négociations » nucléaires, après une rencontre à Téhéran avec M. Patrouchev.
Moscou cherche à relancer les négociations nucléaires entre l’Iran et les grandes puissances du groupe 5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU : États-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne, Chine, plus l’Allemagne), interrompues en janvier. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a évoqué à la mi-juillet l’idée de relancer ces négociations en adoptant une approche « pas à pas » pour résoudre le dossier nucléaire. L’idée russe est que chaque partie fasse un pas positif en réponse à un pas positif de l’autre en commençant par les points les plus faciles à résoudre. Les grandes puissances devraient, selon cette idée, répondre à un pas positif de l’Iran en allégeant les sanctions économiques internationales contre Téhéran.
« Le dialogue pour la coopération peut constituer une très bonne stratégie (...), l’Iran et le groupe des Six peuvent créer une base de coopération à travers une telle stratégie », a souligné M. Jalili. « Nous avons eu de très bonnes négociations », a déclaré pour sa part M. Patrouchev, en précisant que les discussions avec M. Jalili avaient notamment porté « sur la nécessité d’une interaction avec le groupe 5+1 et l’Agence internationale de l’énergie atomique » (AIEA).
Arrivé lundi à Téhéran, M. Patrouchev a également rencontré le chef de la diplomatie iranienne Ali Akbar Salehi. Ce dernier a quitté hier soir Téhéran pour Moscou à l’invitation de son homologue russe pour poursuivre les discussions sur le nucléaire.
Partenaire de Téhéran, la Russie a construit la centrale nucléaire de Bouchehr (sud de l’Iran), d’une capacité de 1 000 mégawatts, qui doit entrer en service fin août. L’Iran est sous le coup de six résolutions des Nations unies, dont quatre assorties de sanctions, condamnant son programme nucléaire que les grandes puissances et l’AIEA soupçonnent d’avoir un objectif militaire malgré les dénégations répétées de Téhéran. M. Ahmadinejad a de nouveau nié dimanche que l’Iran cherchait à se doter de l’arme atomique : « Les armes nucléaires appartiennent au siècle dernier. Si un pays essayait de fabriquer une bombe atomique, il gaspillerait son temps et ses ressources », a-t-il dit.
(Source : AFP)


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