La Fed a indiqué dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion d’une journée de son comité de politique monétaire que son taux d’intérêt directeur, maintenu entre 0 % et 0,25 % depuis décembre 2008, devrait rester à ce niveau au moins deux ans encore.
C’est la première fois que la Fed prend un engagement aussi précis. Jusque-là, elle prévoyait de le maintenir à ce niveau « pendant une longue période ».
Sur les dix membres du comité de politique monétaire dotés d’un droit de vote, trois « se sont opposés à ce changement ».
La Fed a également indiqué que le comité avait réfléchi à de nouvelles mesures de relance. « Le comité a discuté de l’ensemble des outils politiques à sa disposition pour promouvoir une reprise économique plus forte dans un contexte de stabilité des prix », a-t-elle expliqué.
Le détail des mesures envisagées n’a pas été fourni. Il pourrait apparaître dans le compte-rendu de cette réunion que la Fed doit publier fin août.
Ces annonces ont été justifiées par une croissance « considérablement plus lente » qu’attendu et des risques qui « se sont accrus ».
La croissance de la première économie mondiale s’est révélée très décevante depuis le début de l’année, à un rythme annuel de moins de 1 % au premier semestre, alors que la Fed tablait sur plus de 3 % début 2011.
Cette croissance a été nettement insuffisante pour permettre à la Banque centrale de remplir sa mission légale, assurer le « niveau maximal d’emplois » aux États-Unis.
« Les indicateurs montrent une détérioration de la conjoncture générale sur le marché de l’emploi ces derniers mois, et le taux de chômage a augmenté », a relevé la Fed.
Le communiqué de la Banque centrale ne comporte en revanche pas de mention de l’évolution récente des marchés financiers, mis à part pour relever la baisse « récemment » des prix des matières premières, qui devrait selon l’institution apaiser les pressions inflationnistes.
Pour le moment, la Fed a décidé de maintenir la politique qui gouverne ses injections de liquidités dans le système financier : réinvestir quand les titres qu’elle détient parviennent à maturité, afin de garder un niveau constant de soutien à l’économie.
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