Chris Stevens a qualifié de « crédible » un rapport de Human Rights Watch publié le mois dernier dans lequel étaient rapportés des pillages, des incendies criminels et de mauvais traitements de civils perpétrés par certains rebelles. Mais, après avoir abordé le sujet avec le Conseil national de transition (CNT), M. Stevens a assuré lors d’une conférence de presse à Washington que les insurgés étaient « très soucieux de vouloir se démarquer des forces de Kadhafi et des abus dont ses troupes se rendent coupables sur le terrain ». « Ils ont saisi le message et je suis convaincu qu’ils y réfléchissent sérieusement et s’appliquent à ce que cela ne se reproduise pas », a dit M. Stevens. Le CNT « fait des progrès » aux plans diplomatique, économique et sur le terrain, a-t-il encore estimé.
L’envoyé de Washington a reconnu qu’existaient de sérieux problèmes de sécurité dans l’est de la Libye depuis que Mouammar Kadhafi en a perdu le contrôle, notamment en raison des milices. M. Stevens a expliqué que les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France pressaient le CNT de « s’emparer du problème des milices afin d’assurer une meilleure sécurité ».
Par ailleurs, Bernard-Henri Lévy a affirmé hier que des discussions sont en cours depuis des semaines entre les insurgés libyens et certains partisans de Mouammar Kadhafi pour trouver une issue au conflit armé. Le philosophe se targue d’un rôle dans l’intervention armée de la France et d’autres pays occidentaux et s’est institué en une sorte d’intermédiaire entre les insurgés et l’Élysée. « Il y a des discussions politiques, des négociations politiques avec les gens de Tripoli qui n’ont pas de sang sur les mains, d’ex-lieutenants de Kadhafi, des technocrates, des gens qui savent faire marcher un État », a-t-il dit sur la radio Europe 1. Il a par ailleurs assuré que le général Abdel Fattah Younès, commandant militaire des insurgés libyens assassiné jeudi dernier, avait été victime non d’un règlement de comptes internes, mais de tueurs du régime Kadhafi.
(Sources : agences)


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