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À La Une - Concert

Les mille et Une Nuits de Mashrou3 Leila

Une nuit inoubliable pour tous les amoureux. C’est ce qu’a présenté le groupe Mashrou3 Leila pour les plus de mille jeunes assemblés dans le lieu magique de l’hippodrome.

Un dialogue d’instruments et de chants qui expérimente tous les genres. Photo Marwan Assaf

Ils les attendaient. Avec impatience. Avec la fièvre de ce vendredi soir. Sur l’esplanade de l’hippodrome transformée en scène, les jeunes de tous les coins de Beyrouth et du Liban s’étaient donné rendez-vous pour cette rencontre musicale avec le groupe Mashrou3 Leila qui ne s’était pas produit depuis un an dans la capitale. D’ailleurs, l’ensemble musical s’était dit content de refaire une représentation après cette absence.
Le rendez-vous s’annonçait particulier. Mashrou3 Leila ne promettait pas seulement d’interpréter les chansons de leur nouvel album El-Hal Romancy, mais aussi les anciens tubes et d’autres compositions inachevées qu’ils offriraient à l’audience. Chose promise, chose faite. Durant plus d’une heure trente, après que l’atmosphère se fut vraiment échauffée avec les trois DJ sur scène, les sept trublions de la chanson sont montés sur les planches et ont invité les présents à danser et chanter avec eux.
Brisant toute barrière et renvoyant tout tabou aux oubliettes, le chanteur du groupe Hamed Sinno a raconté l’amour au singulier et les amours singulières. Sur un fond de panneaux qui prenait des couleurs arc-en-ciel et d’où se dégageaient soit des nuages de fumée soit de feu ou encore des paillettes étincelantes. Mira(g)cle de Beyrouth où des paroles teintées d’une douce poésie défont et refont le monde.

Un album plus personnel
De leur chambre à l’AUB jusqu’aux planches de Beyrouth et Byblos en passant par les scènes étrangères, Hamed Sinno (chant), Ibrahim Badr (basse et percussions), Haig Papazian (violon), André Chédid (guitare et percussions), Carl Gergès (batterie), Firas Abou Fakhr (guitare et percussions) et Oumayma Malaeb (piano, orgue) ont mûri ce projet musical qui n’était supposé durer qu’une seule nuit. Telle cette princesse Schéhérazade qui racontait des histoires fabuleuses, les jeunes musiciens ont empli le ciel de la capitale d’incantations orientales ou d’harmonies folkloriques tels des chants irlandais ou tziganes.
Plus que dans le précédent album où Beyrouth occupait la place principale, c’est l’amour qui est le thème récurrent de leurs nouvelles chansons. Cet amour vilipendé, raillé, torturé, tourmenté. Et c’est la voix puissante, brisée, cassée de Hamed Sinno qui porte très fort ces paroles crues qui hachent les entrailles.
En écho, tantôt la basse, le violon ou encore la guitare et le piano des autres musiciens répondent dans ce dialogue amoureux sur des harmonies folk et rock soulevant des vagues dans le public. S’approchant de l’audience puis s’éloignant, sautillant avec des rubans, tournoyant dans une farandole vivante, interprétant même des chansons inachevées, Sinno accompagné de ses acolytes a fait vibré la nuit étoilée de Beyrouth. Pour une nuit. Qui en promet d’autres.

Ils les attendaient. Avec impatience. Avec la fièvre de ce vendredi soir. Sur l’esplanade de l’hippodrome transformée en scène, les jeunes de tous les coins de Beyrouth et du Liban s’étaient donné rendez-vous pour cette rencontre musicale avec le groupe Mashrou3 Leila qui ne s’était pas produit depuis un an dans la capitale. D’ailleurs, l’ensemble musical s’était dit content de refaire une représentation après cette absence. Le rendez-vous s’annonçait particulier. Mashrou3 Leila ne promettait pas seulement d’interpréter les chansons de leur nouvel album El-Hal Romancy, mais aussi les anciens tubes et d’autres compositions inachevées qu’ils offriraient à l’audience. Chose promise, chose faite. Durant plus d’une heure trente, après que l’atmosphère se fut vraiment échauffée avec les trois DJ...
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