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Économie - Liban - Marchés Financiers

L’activité boursière, victime des turbulences locales et régionales

Selon un rapport de la BLOM Bank, l’activité à la Bourse de Beyrouth a connu une importante contraction au cours du premier semestre de l’année, les titres échangés ayant totalisé 341 millions de dollars contre 1,46 milliard au cours de la même période de l’an dernier.

Selon le Lebanon Brief de la BLOM Bank, l’activité boursière a enregistré une forte baisse au cours du premier semestre de l’année, à l’ombre des tensions locales et régionales. Les titres échangés à la Bourse de Beyrouth (BSE) ont en effet totalisé 341 millions de dollars au premier semestre, contre 1,46 milliard au cours des six premiers mois de 2010, ce qui représente une chute de 77 % sur un an. Cette forte baisse s’explique notamment par la crise gouvernementale sur le plan local, couplée aux bouleversements régionaux. En parallèle, le volume total des échanges s’est élevé à 53,2 millions de titres au cours de la période couverte, en baisse de 57 % sur un an. Sur le plan de la capitalisation du marché, celle-ci a reculé de 9,4 % fin juin à 11,3 milliards de dollars, dont 71 % en titres bancaires et 26 % en titres immobiliers. Le ratio de liquidité du marché s’est élevé, quant à lui, à 3 %, contre 11,7 % au cours de la même période de l’an dernier. Les titres bancaires ont représenté 85,3 % du volume total des échanges, suivis par les titres immobiliers (14,3 %). En termes de valeur, les titres bancaires ont représenté 56,9 % de la valeur totale des échanges, suivis par les titres immobiliers (41 %). En outre, le volume quotidien moyen des échanges au cours du premier semestre de 2011 s’est élevé à 443 131 titres, d’une valeur de 2,8 millions de dollars, contre une valeur quotidienne moyenne de 13,13 millions de dollars en 2006 (voir tableau).
En parallèle, le BLOM Stock Index (BSI) – principal indice boursier – a reculé de 9,55 % au cours du premier semestre de 2011, à 1 335 points (voir graphe). Le rapport a en outre indiqué que le BLOM Lebanese Banking Index (BMBI) a chuté de 16,86 % depuis le début de l’année, comparé à une baisse de seulement 9,4 % de l’indice BMBI pour la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA).
Le rapport de la BLOM Bank a en outre souligné le lien intrinsèque entre l’évolution de l’indice BSI et celle de la conjoncture politique. Ainsi, après avoir atteint 1 533 points le 10 janvier dernier – deux jours avant la chute du cabinet de l’ancien Premier ministre Saad Hariri – l’indice n’a pas cessé de reculer durant les mois qui ont suivi cet événement. La formation du nouveau cabinet le 13 juin dernier n’a pas eu les effets positifs escomptés sur les investisseurs, en raison de la publication quelques jours plus tard de l’acte d’accusation concernant l’assassinat de l’ex-Premier ministre Rafic Hariri. Ainsi, le BSI a atteint un plus bas depuis juin 2009, le 29 juin dernier, à 1 334 points.
Les actions de Solidere ont à cet égard continué de refléter le degré élevé d’instabilité politique dans le pays et l’attitude attentiste des investisseurs. En effet, malgré l’annonce d’une hausse de 7,8 % des profits nets de la compagnie en 2010, à 196,5 millions de dollars (contre 182,2 millions de dollars en 2009), les titres A et B de la compagnie ont reculé respectivement de 5,72 % et 6,01 % depuis le début de l’année, à 17,47 et 17,51 dollars, a noté le rapport. Il n’en reste pas moins qu’en comparaison avec d’autres pays de la région, la Bourse de Beyrouth a été moins affectée par les troubles politiques, le BSI réalisant de meilleures performances que les indices propres aux places boursières d’Abou Dhabi, de Dubaï, d’Arabie saoudite, du Qatar et de Bahreïn. Toutefois, l’indice BSI a été dépassé par l’indice arabe S&P, qui a reculé de 6,65 % au cours des six premiers mois de l’année. L’indice BSI a également été dépassé par l’indice MSCI pour les marchés émergents qui a progressé de 0,82 % au cours de la même période.

À l’exception de Solidere, les actions libanaises demeurent sous-évaluées
Les actions libanaises demeurent, par ailleurs, sous-évaluées en comparaison avec le reste des actions des places boursières de la région, a souligné le rapport. Le ratio moyen cours/bénéfices (price/earning ratio) des titres bancaires s’est en effet élevé à 7,03 au Liban contre 15,3 dans les places boursières de la région Moyen-Orient-Afrique du Nord (MENA) dont la capitalisation boursière varie entre 1 et 6 milliards de dollars. La Byblos Bank a enregistré le ratio cours/bénéfices le plus bas, ce dernier s’élevant à 4,6 contre 5,7 et 6,97 pour la BLOM Bank et la Bank Audi respectivement, a indiqué le rapport. Quant au ratio cours/bénéfices de la BEMO Bank, il a culminé à 10,36 – le plus élevé parmi les banques cotées en Bourse. Le géant immobilier est considéré comme surévalué, a en outre noté le rapport, avec un ratio cours/bénéfices de 13,73 comparé à un coefficient moyen de 12,16 pour les compagnies immobilières de la région MENA dont la capitalisation boursière varie entre 0,5 et 5 milliards de dollars.
Au niveau du secteur industriel, le bilan a été plutôt mitigé, indique le rapport, l’action de Holcim reculant de 5,82 % au premier semestre de 2011, à 16,01 dollars, après avoir enregistré un bond de 35,78 % en 2010. En revanche, les actions de Ciments blancs ont augmenté respectivement de 11,64 % et 210 %, à 3,07 dollars pour la catégorie B, et 1,55 dollars pour la catégorie N – son plus haut niveau depuis octobre 2009.
Quant au secteur de la vente au détail, l’action de la compagnie automobile Rasamny Younis est restée quasiment inchangée durant le premier semestre de l’année en cours, à 2,7 dollars. Enfin, sur la place boursière de Londres (London Stock Exchange), l’action GDR de la Byblos Bank est la seule à avoir évolué positivement, augmentant de 11,76 % à 95 dollars. Les actions GDR de la BLOM Bank, de la Bank Audi et de Solidere ont, en revanche, plongé de 18,27 %, 18,71 % et 8,47 % respectivement.
Selon le Lebanon Brief de la BLOM Bank, l’activité boursière a enregistré une forte baisse au cours du premier semestre de l’année, à l’ombre des tensions locales et régionales. Les titres échangés à la Bourse de Beyrouth (BSE) ont en effet totalisé 341 millions de dollars au premier semestre, contre 1,46 milliard au cours des six premiers mois de 2010, ce qui représente une chute de 77 % sur un an. Cette forte baisse s’explique notamment par la crise gouvernementale sur le plan local, couplée aux bouleversements régionaux. En parallèle, le volume total des échanges s’est élevé à 53,2 millions de titres au cours de la période couverte, en baisse de 57 % sur un an. Sur le plan de la capitalisation du marché, celle-ci a reculé de 9,4 % fin juin à 11,3 milliards de dollars, dont 71 % en titres bancaires...
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