La couverture de l’album qui sort au Canada en septembre.
Tenace, Randa l’est... Dans une époque où la vie ne fait pas de cadeaux, où l’industrie du disque se meurt, « pas pour le jazz », corrige-t-elle, où le Liban privilégie des musiques plus « légères », elle a continué son petit bout de chemin. Après Pillow talk (2002) et I belong (2007), Moon Breeze est un bel hommage au jazz qu’elle affectionne, fredonné en anglais, en arabe, en espagnol et en français. Ce jazz qui est synonyme de changements, de rencontres avec des musiciens, de séances d’enregistrement en studio, magnifiques improvisations où l’on apprend et l’on aime... Le son y est pur et clair. « Je crois aux choses pures. Ce qui est pur dure. Quand on s’éparpille, rien ne va plus. » Entourée de musiciens célèbres qui ont apposé une nouvelle énergie et leur griffe musicale dans chaque morceau, l’album se laisse entendre avec un plaisir certain. Et d’abord, au piano, le très talentueux Cyrus Chestnut avec lequel Randa a chanté dans de nombreux festivals dont le Festival international de Zouk, l’été dernier. Chestnut qui a joué avec différents grands orchestres tels The Betty Carter Trio, The Manhattan Transert, Dizzy Gillepsie Big Band Orchestra et The Carnegie Hall Jazz Orchestra, et dirigé The Lincoln Center Jazz Orchestra et The Cyrus Chestnut Trio. Le canadien Jim Hillman à la batterie, Michel Donato à la contrebasse et Gaëtan Pilon aux arrangements. Figurent sur l’album les incontournables Forget me, The music is the magic, My Mount Harissa, « composée par Duke Ellington lors de son passage au Liban, sur des paroles du poète libanais Henri Zgheib », précise Randa et My Funny Valentine. Les classiques I’m a fool to want you et Tres Palabras. Deux chansons, de belles redécouvertes tirées des bandes originales des films Ordinary Fool, (Bugsy Malone) et Un año de amor (Talons-aiguilles). Enfin trois surprenantes reprises, Quand tu dors près de moi et Parce que, d’Aznavour, et le très réussi Lune de Michel Jonasz à écouter et réécouter en boucle...
En 12 titres, Randa Ghossoub qui préfère qu’on l’appelle Randa, c’est ainsi qu’elle signe ses albums, livre en toute subtilité les murmures de son âme.
À écouter sous la lune exactement.


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