L’été est déjà entamé que les salles de cinéma regorgent de films-clones. Du déjà-vu, des sequels, des prequels. En veux-tu, en voilà. Comment remplir les salles alors que la séance devient plus onéreuse à cause du phénomène 3D de plus en plus employé ? Comment l’écran géant, qui subit déjà une grosse compétition, va-t-il pouvoir concurrencer les supports bourrés d’avantages et devenus courants même chez les plus acharnés des salles obscures ? Comment donc attirer les passionnés, les vrais cinéphiles reconvertis aux DVD et autres alors qu’on engloutit le marché de films uniquement américains et pas les meilleurs ? Transformers 3, Harry Potter 7 (avec tout le respect que j’ai pour cette saga), Green Lantern, Kung Fu Panda 2, Very Bad Trip 2, Pirates des Caraïbes 4, Fast Five ou encore Thor. Une technique certes toujours renouvelée, des effets spéciaux en abondance. Époustouflants. Mais le manque d’imagination et la paresse mentale côté scénario font entrevoir un cinéma en crise. Alors pourquoi le Liban ne propose-t-il pas les autres œuvres qui, d’année en année, demeurent invisibles jusqu’à dépérir. Ainsi verra-t-on jamais The Artist de Michel Hazanavicius, cette œuvre du muet qui consacra Jean Dujardin comme meilleur acteur au récent Festival de Cannes ? Ou encore le chef-d’œuvre de Terence Malick, Palme d’or de la même édition ? Verra-t-on Polisse, cette comédie de Maïwenn qui a ému tant de spectateurs, Le gamin à vélo des frères Dardenne ? Ou encore La Séparation d’Ashgar Farhadi, Ours d’or à Berlin ? Tous ces films qui ne font pas de bruit mais qui sont tellement éloquents, puisqu’ils remuent en nous des émotions fortes. Ils s’en vont rejoindre des légions d’œuvres rangées dans des tiroirs par les distributeurs au Liban et jamais envoyées au pays du « prêt à filmer » en masse. C.K.
L’été est déjà entamé que les salles de cinéma regorgent de films-clones. Du déjà-vu, des sequels, des prequels. En veux-tu, en voilà. Comment remplir les salles alors que la séance devient plus onéreuse à cause du phénomène 3D de plus en plus employé ? Comment l’écran géant, qui subit déjà une grosse compétition, va-t-il pouvoir concurrencer les supports bourrés d’avantages et devenus courants même chez les plus acharnés des salles obscures ? Comment donc attirer les passionnés, les vrais cinéphiles reconvertis aux DVD et autres alors qu’on engloutit le marché de films uniquement américains et pas les meilleurs ? Transformers 3, Harry Potter 7 (avec tout le respect que j’ai pour cette saga), Green Lantern, Kung Fu Panda 2, Very Bad Trip 2, Pirates des Caraïbes 4, Fast Five ou encore Thor. Une...
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