M. Tilton estime que le blocage des négociations a « probablement » été l’un des facteurs ayant contribué à la chute inattendue de l’indice de confiance des consommateurs publié vendredi par l’Université du Michigan, à son niveau le plus faible depuis mars 2009.
En outre, la Chine a renouvelé hier son appel pour que Washington protège les intérêts des investisseurs, alors que des agences de notation ont mis en garde contre une possible dégradation de leur évaluation de la dette souveraine des États-Unis.
Mercredi matin, le chef de la majorité démocrate du Sénat, Harry Reid, s’est dit « confiant » au sujet de la capacité du Congrès à trouver une issue à la crise. « Nous avons une piste ici au Sénat », a-t-il dit en évoquant les différentes propositions qui ont été présentées, dont celle d’un groupe de sénateurs des deux bords surnommé la « bande des six ».
Le président Barack Obama devait de son côté continuer à prendre les Américains à témoin de la nécessité d’une approche « équilibrée » du problème de la dette, en accordant hier des entretiens à trois chaînes de télévision locales, dont une de l’État électoral-clé de l’Ohio (centre) et une autre de Los Angeles, la deuxième ville la plus peuplée des États-Unis.
Mardi, MM. Obama et Reid ont évoqué la tenue hier de possibles pourparlers à la Maison-Blanche avec les responsables du Congrès. Mais rien n’était encore programmé hier matin.
Poussés par leur aile droite, les républicains de la Chambre ont tenu à soumettre au vote mardi soir un plan de réduction budgétaire drastique intitulé « Réduire, plafonner, équilibrer ». La Chambre des représentants dominée par les républicains a approuvé ce texte qui n’a aucune chance d’être adopté au Sénat, à majorité démocrate. M. Obama a par ailleurs affirmé qu’il le frappera de veto.
Passé ce vote symbolique, M. Reid espère que les républicains vont examiner les autres options pour relever le plafond de la dette qui a atteint son maximum à 14 294 milliards de dollars depuis la mi-mai. Le Trésor estime que cette situation ne peut pas durer au-delà du 2 août.
M. Obama a assuré mardi que des « progrès » avaient été effectués dans les discussions, saluant comme une « bonne nouvelle » la présentation mardi du plan de la « bande des six » qui prévoit notamment une réduction des dépenses de 3 600 à 3 700 milliards de dollars sur 10 ans.
Mais le président de la Chambre, le républicain John Boehner, a estimé mardi soir que la proposition de la « bande des six » comportait des « lacunes ».
M. Reid a souligné hier matin qu’il ne restait que « 11 ou 12 jours » avant la date fatidique.
Parallèlement, M. Reid et le chef de la minorité républicaine Mitch McConnell travaillent à un « plan B » pour éviter en dernier ressort le défaut de paiement des États-Unis. Ce plan accorderait au président seul le pouvoir d’augmenter en trois fois le plafond de la dette d’ici à fin 2012.
L’impasse politique s’éternise car les démocrates veulent une politique de réductions des déficits axée sur les recettes fiscales, et les républicains, qui ne veulent entendre parler que de réductions budgétaires draconiennes.
(Source : AFP)


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