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Économie - Dette

La zone euro, en attente d’un accord Paris-Berlin

Paris et Berlin tentaient hier d’accorder leurs violons pour trouver une riposte à la crise de la dette grecque et sa contagion, à la veille d’un sommet crucial pour la zone euro aujourd’hui.

Le président français Nicolas Sarkozy était à Berlin hier pour travailler à élaborer une position franco-allemande commune au sujet de la crise de la dette.

Le président français Nicolas Sarkozy était à Berlin hier et jusqu’à aujourd’hui pour rencontrer la chancelière Angela Merkel et travailler à élaborer « une position franco-allemande commune », a déclaré le porte-parole de celle-ci hier.
Un accord franco-allemand a souvent été ces derniers mois le préalable à un compromis européen, sur fond de crise persistante des finances publiques.
Mme Merkel est « très confiante » d’arriver à une position commune et quant aux chances d’obtenir de « bons résultats » pendant la réunion des dirigeants des pays de l’Union monétaire aujourd’hui, a ajouté M. Steffen Seibert. Un ton nettement plus positif que les déclarations de la chancelière la veille, qui avait prévenu qu’il ne fallait pas s’attendre jeudi à « une avancée spectaculaire ».
Priorité hier : trouver une solution sur l’implication des banques au second plan d’aide à la Grèce, point sur lequel butent les tractations depuis des semaines.
Berlin a redit hier que cette exigence était « éminemment importante ». Sans cela, le gouvernement allemand craint de ne pouvoir faire accepter de nouveaux prêts à son Parlement et à son opinion publique.
Mais ses modalités divisent profondément les Européens, et notamment Paris et Berlin, a reconnu le ministre français de l’Économie François Baroin. Et se heurtent à l’intransigeance de la Banque centrale européenne (BCE).
L’économiste en chef de la BCE Jürgen Stark est venu rappeler hier l’opposition de l’institution à toute solution qui s’apparenterait à un défaut de paiement d’Athènes, même partiel. Mais il a confirmé que, tant qu’à impliquer les créanciers privés, le rachat d’une partie de la dette grecque en circulation aurait les faveurs de la BCE.
En Europe, la nervosité grandit face aux tergiversations persistantes.
« Personne ne doit se faire d’illusion, la situation est très grave », a lancé solennellement hier le président de l’exécutif européen José Manuel Barroso lors d’une conférence de presse.
Faute de solution aujourd’hui sur la Grèce lors du sommet, « les conséquences se feront sentir partout en Europe, et au-delà », a-t-il ajouté, en demandant implicitement à l’Allemagne d’assouplir sa position : « J’appelle tous les dirigeants à faire preuve de l’éthique de la responsabilité européenne. »
Les Européens vont se réunir sous une pression intense aussi de l’extérieur : même la Maison-Blanche a manifesté son impatience croissante, après une conversation téléphonique de Mme Merkel et du président américain Barack Obama.
Le Fonds monétaire international (FMI) a de son côté annoncé que sa toute nouvelle directrice générale, la Française Christine Lagarde, assisterait au sommet européen.
Celui-ci vise à boucler le deuxième plan de prêts promis à la Grèce afin de lui éviter la faillite. Il devrait atteindre un montant similaire au premier décidé au printemps 2010 (110 milliards d’euros).
L’essentiel proviendra de nouveaux prêts de l’Europe et sans doute du FMI, pouvant servir notamment à un rachat de dette grecque sur les marchés afin d’en diminuer le volume (environ 350 milliards d’euros au total). Une taxe sur les banques et un rééchelonnement de la dette sont aussi envisagés.
Il s’agira, au-delà d’aujourd’hui, de trouver un moyen de stopper la contagion de la crise à des pays comme l’Italie ou l’Espagne. « Nous nous attendons à ce que le sommet aille “au-delà de la Grèce” et offre aussi une forme d’action de prévention », écrit Gilles Moëc, économiste chez Deutsche Bank.
Mais sur ce volet « préventif », l’Allemagne a refroidi les attentes. « Demain sera une étape importante, mais il y aura d’autres étapes », a déclaré M. Seibert.
(Source : AFP)
Le président français Nicolas Sarkozy était à Berlin hier et jusqu’à aujourd’hui pour rencontrer la chancelière Angela Merkel et travailler à élaborer « une position franco-allemande commune », a déclaré le porte-parole de celle-ci hier.Un accord franco-allemand a souvent été ces derniers mois le préalable à un compromis européen, sur fond de crise persistante des finances publiques.Mme Merkel est « très confiante » d’arriver à une position commune et quant aux chances d’obtenir de « bons résultats » pendant la réunion des dirigeants des pays de l’Union monétaire aujourd’hui, a ajouté M. Steffen Seibert. Un ton nettement plus positif que les déclarations de la chancelière la veille, qui avait prévenu qu’il ne fallait pas s’attendre jeudi à « une avancée spectaculaire ».Priorité...
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