Des milliers rassemblés pour le « vendredi du dernier avertissement »
OLJ /
le 16 juillet 2011 à 00h45
Des milliers de manifestants se sont rassemblés hier à travers l’Égypte pour une journée de mobilisation, point d’orgue d’une semaine de sit-in exigeant un changement politique. Plus de 28 groupes ont appelé à manifester pour inciter le Conseil suprême des forces armées (CSFA) – qui dirige le pays depuis la chute du président Hosni Moubarak – à mettre en place les réformes qu’ils réclament. Les manifestants ont réclamé un plan clair et transparent pour la transition du pouvoir, accusant les militaires d’avoir une totale mainmise sur le pouvoir. Sanctionner les policiers jugés responsables de la mort de manifestants durant le soulèvement populaire de janvier-février, juger rapidement les hommes forts de l’ancien régime, redistribuer les richesses et mettre fin aux procès militaires de civils figurent parmi les principales revendications des manifestants. Après être longtemps resté silencieux face à la colère de la rue, le CSFA avait assuré mercredi soutenir la révolution et ses idéaux, lors de l’allocution télévisée d’un responsable de l’armée. Le pouvoir égyptien a en outre cherché à apaiser la contestation en annonçant un report d’un à deux mois des législatives de septembre. Le ministre de l’Intérieur Mansour Issaoui a quant à lui annoncé le renvoi de plus de 650 hauts gradés de la police, dont de nombreux généraux. Mais toutes ces assurances n’ont pas réussi à convaincre les protestataires : « Nous voulons que nos revendications soient prises en compte, c’est pour cela que nous restons sur Tahrir », a expliqué Ibrahim Aboul Kheir, 25 ans, membre du mouvement du 6-Avril, présent hier sur la place emblématique du Caire. À l’inverse, certains groupements comme les Frères musulmans ne s’étaient pas joints à l’appel à descendre dans la rue, en raison des concessions faites par les autorités : « Le gouvernement a le droit à une chance, pour deux semaines », a déclaré le leader Issam al-Aryan. Mais, ce délai écoulé, les résultats « mériteront soit la gratitude, soit des manifestations », a-t-il dit. Dans la ville de Suez, des centaines de manifestants ont défilé en appelant à la chute du maréchal Hussein Tantaoui, le chef du CSFA. Des centaines d’Égyptiens défilaient également dans les rues d’Alexandrie. (Source : AFP)
Des milliers de manifestants se sont rassemblés hier à travers l’Égypte pour une journée de mobilisation, point d’orgue d’une semaine de sit-in exigeant un changement politique. Plus de 28 groupes ont appelé à manifester pour inciter le Conseil suprême des forces armées (CSFA) – qui dirige le pays depuis la chute du président Hosni Moubarak – à mettre en place les réformes qu’ils réclament. Les manifestants ont réclamé un plan clair et transparent pour la transition du pouvoir, accusant les militaires d’avoir une totale mainmise sur le pouvoir. Sanctionner les policiers jugés responsables de la mort de manifestants durant le soulèvement populaire de janvier-février, juger rapidement les hommes forts de l’ancien régime, redistribuer les richesses et mettre fin aux procès militaires de civils figurent...
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