Au cœur du triangle des turpitudes : les nouvelles nominations administratives, piliers de l’État-Providence, un vieux truc inventé au temps du Jurassique chéhabiste et consistant à coups d’embauche et de débauche à fabriquer des culs-de-jatte pour consoler des unijambistes.
À l’heure d’aujourd’hui, ça coince encore dans le choix du nouveau James Bond de la Sûreté générale. Comme si le futur espion en chef allait brusquement faire frémir l’électro-encéphalogramme plat de ses subalternes qui, eux, pantouflent depuis des années à compter les larbins asiatiques aux frais du contribuable. Maronite ou chiite ? Les premiers veulent ramener le poste au bercail de la chrétienté, les seconds entendent se l’empalmer pour les siècles des siècles, espérant sans doute que l’Agrume de Rabieh finira par avaler son chapeau sur cette question pour complaire à l’Homo barbudens de la banlieue sud.
Deuxième tour de manivelle : le pétrole et le gaz, jusque-là virtuels, qui sommeillent au fond de la flotte méditerranéenne. Entre l’accord bâclé torché avec les Chypriotes et la goinfrerie des Hébreux qui entendent nous siphonner la gamelle en laissant le Liban barboter dans l’eau salée, on daignera probablement nous laisser une pipette pour aspirer les quelques gouttes qui restent. Oil pour oil dent pour dent, menace le gouvernement qui fantasme d’avoir sa tétée pour donner du carburant à notre démocratie bancale.
Alors forcément pour faire frétiller la piétaille, on fabrique des décisions qui donnent la chair de poule : une cartographie maritime sera envoyée à l’ONU. Benjamin Netanyahu en tremble encore et Ehud Barak n’a qu’à bien se tenir !
C’est ce qui s’appelle vendre du rêve au paradis du cauchemar.
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Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve