Le drapeau du Sud-Soudan flottant entre les drapeaux des autres Etats membres de l'Onu. Shannon Stapleton/
Moins d'une semaine après son indépendance, le Sud-Soudan a été admis jeudi après-midi à l'Onu par l'Assemblée générale, devenant le 193e Etat membre de l’organisation. « Je déclare le Soudan du Sud membre des Nations unies », a proclamé Joseph Deiss, président de l'Assemblée générale, après un vote par acclamation. « Bienvenue au Soudan du Sud! Bienvenue dans la communauté des nations! », a lancé le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon. « Tous ceux qui ont subi la longue guerre civile. Tous ceux qui ont perdu tant d'êtres aimés. Tous ceux qui ont quitté leur maison et fui leur communauté, tous ceux qui ont gardé espoir, vivent aujourd'hui un moment historique », a-t-il ajouté.
Malgré son pétrole, le jeune pays, rejoint les rangs des nations les plus pauvres du monde, après un conflit de près d'un demi-siècle avec le Nord. Concernant les relations entre le Nord et le Sud, Ban Ki-moon a souligné que « le bien-être et la prospérité de chacun dépend de l'autre. Le Sud et le Nord partagent un destin commun. Ils doivent envisager l'avenir comme partenaires, et non comme rivaux », a-t-il dit.
Le Soudan du Sud a encore plusieurs dossiers à régler avec son voisin du Nord, en particulier celui des frontières. Des violences ont notamment lieu, depuis plusieurs semaines, dans le Kordofan-Sud, dans la région des Monts Nuba. Plusieurs endroits sont litigieux et un accord cadre a été conclu entre le Nord et le Sud en juin pour le déploiement d'observateurs à la frontière. Il y en aurait 2500, mais rien n'a été négocié dans le détail.
Un autre dossier est le partage des richesses. Le pétrole se trouve au Sud et représente 98% des ressources du Sud mais les installations pétrolières sont toutes dans le Nord qui veut un partage des revenus.
Le Soudan du Sud a une superficie de 589.745 km2, soit 24% de l'ancien Soudan. A la différence du Nord musulman, le Sud est essentiellement chrétien. Il a voté la sécession avec le Nord en janvier 2011 à 98,83%, en vertu d'un accord de paix conclu en 2005 après deux décennies de guerre civile qui a fait quelque deux millions de morts et quatre millions de déplacés. Suite à la déclaration d’indépendance, le Parlement du Soudan (nord) a voté une loi retirant la nationalité soudanaise aux Sudistes, une mesure qui affecte plus d'un million de personnes dans le Nord.
La communauté internationale, Etats-Unis, Chine, Russie et Union européenne en tête, a rapidement reconnu le Sud-Soudan et l'a assuré de son soutien. L'Onu va s'investir lourdement dans ce pays pour contribuer à en construire les infrastructures inexistantes. Pour cela, le Conseil de sécurité a voté l'envoi de 7 000 Casques bleus auxquels s'ajouteront 3 700 civils et 3 000 personnes du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'Onu et du Pnud, selon un diplomate onusien.
Parallèlement à cette entrée du Soudan du Sud à l'Onu, le gouvernement de Khartoum a signé jeudi à Doha un accord de paix avec un groupe rebelle du Darfour, une région du Soudan en proie à un conflit armé depuis 2003, après plusieurs mois de négociations. Le document a été conclu entre le gouvernement du président Omar al-Bachir et le Mouvement pour la libération et la justice (MJL), une coalition de petits mouvements rebelles, en présence de M. Bachir et du chef de l'Etat du Qatar l'émir Hamad ben Khalifa al-Thani, lors d'une séance publique.
Moins d'une semaine après son indépendance, le Sud-Soudan a été admis jeudi après-midi à l'Onu par l'Assemblée générale, devenant le 193e Etat membre de l’organisation. « Je déclare le Soudan du Sud membre des Nations unies », a proclamé Joseph Deiss, président de l'Assemblée générale, après un vote par acclamation. « Bienvenue au Soudan du Sud! Bienvenue dans la communauté des nations! », a lancé le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon. « Tous ceux qui ont subi la longue guerre civile. Tous ceux qui ont perdu tant d'êtres aimés. Tous ceux qui ont quitté leur maison et fui leur communauté, tous ceux qui ont gardé espoir, vivent aujourd'hui un moment historique », a-t-il ajouté.
Malgré son pétrole, le jeune pays, rejoint les rangs des nations les plus pauvres du monde, après un conflit de près...

