Sur cette image tirée d'une vidéo Youtube diffusée par des militants, des femmes manifestant, mercredi soir, à Maadamiya près de Damas.
La répression perpétrée par les autorités syriennes s'est de nouveau abattue sur l'est du pays, aujourd'hui jeudi, alors que ces derniers jours, elle se concentrait plutôt sur le nord-ouest. Selon Abdel Karim Rihaoui, membre de la Ligue syrienne des droits de l'Homme, au moins cinq personnes ont été blessées et deux tuées par les forces de sécurité qui ont tiré sur des manifestants à Deir al-Zor (est). « La ville est sous tension et les habitants observent une grève générale » à l'appel des militants pour la démocratie, a poursuivi la même source. Un appel à la grève lancé pour tout le pays. « Une foule de 1 500 personnes s'est rassemblée comme à l'accoutumée vers midi, en dépit de la chaleur écrasante. Des milliers de personnes sont arrivées ensuite sur la place après l'annonce des (deux) morts et il y a maintenant environ 10 000 personnes réunies », confiait dans l'après-midi un témoin, informaticien de profession, qui a tenu à rester anonyme par crainte de se faire arrêter. Mercredi, à Deir al-Zor, où se trouvent des champs de pétrole et de gaz, une explosion avait eu lieu, dans des circonstances floues, sur un gazoduc. Le premier incident du genre depuis le début du mouvement de contestation le 15 mars.
Parallèlement à Homs (centre), les forces de l’ordre ont tiré sur des manifestants dans le quartier de Bab al-Drib. Neuf personnes dont une femme et des enfants auraient été blessées, dont deux grièvement.
Un nouvel appel à manifester à été lancé pour vendredi.
Sur le plan diplomatique, le président de la commission européenne José Manuel Barroso a estimé jeudi que les réformes promises par Bachar al-Assad sont « faibles, et pas encore mises en place ». Dans un discours sur « la réponse de l'UE au printemps arabe » prononcé au Caire, il a affirmé que l'UE allait continuer à plaider pour un « changement urgent » dans ce pays. M. Barroso a qualifié d' « intolérable » le coût humain de la répression, en faisant état de « près de 2 000 morts et 10 000 personnes détenues ». Il a également « salué » la présence la semaine dernière des ambassadeurs de France et des Etats-Unis dans la ville rebelle de Hama (centre), qui a provoqué la colère de Damas. Il a ensuite exprimé sa « solidarité pour les habitants de cette ville ». Le président de la commission européenne a également rappelé que l'UE avait déjà « augmenté ses sanctions à deux reprises », et a ajouté que les Européens allaient « continuer à pousser en faveur d'un changement urgent » en Syrie.
En France, Nicolas Sarkozy a demandé jeudi au chef d'Etat syrien de mettre un terme à l'usage de la force. « En Syrie, l'attitude du président syrien, M. Bachar al Assad, est absolument inadmissible. Mais à ma connaissance il n'y a pas de résolution des Nations unies demandant à intervenir », a déclaré le président de la République. « Je pense qu'il faut durcir les sanctions à l'endroit d'un régime qui applique les mesures les plus brutales envers sa population », a-t-il ajouté.
Quatre pays européens (Grande-Bretagne, France, Allemagne, Portugal) avaient déposé il y a plusieurs semaines un projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant la répression en Syrie et appelant à des réformes politiques. Mais la Russie, alliée de longue date du pouvoir en Syrie, maintient son opposition à toute ingérence internationale dans ce pays.
La répression perpétrée par les autorités syriennes s'est de nouveau abattue sur l'est du pays, aujourd'hui jeudi, alors que ces derniers jours, elle se concentrait plutôt sur le nord-ouest. Selon Abdel Karim Rihaoui, membre de la Ligue syrienne des droits de l'Homme, au moins cinq personnes ont été blessées et deux tuées par les forces de sécurité qui ont tiré sur des manifestants à Deir al-Zor (est). « La ville est sous tension et les habitants observent une grève générale » à l'appel des militants pour la démocratie, a poursuivi la même source. Un appel à la grève lancé pour tout le pays. « Une foule de 1 500 personnes s'est rassemblée comme à l'accoutumée vers midi, en dépit de la chaleur écrasante. Des milliers de personnes sont arrivées ensuite sur la place après l'annonce des (deux) morts et il y...

