On voudrait bien les comprendre, nos compatriotes libanais. Tous ces hommes surcouvés par leurs mères qui ne semblent éclos de leurs coquilles démesurées à force que pour mieux exercer leur tyrannie sur le monde extérieur. Toutes ces femmes rejetées dès la naissance et qui n’ont de cesse, depuis, de mendier l’attention, quitte à hypertrophier au bistouri leurs caractères les plus subtils, seins, lèvres, joues, moue...On sait qu’ils ont été marqués par les guerres, qu’ils ont cohabité avec tout le quartier dans l’abri, des jours durant, avant de perdre leur maison et brutalement leur enfance, qu’ils ont interrompu leurs études, se sont mariés à la hâte, créé des familles sans y penser, fait des petits boulots, puis de plus grands, flirté avec la pègre, laissé la moralité aux naïfs, gagné beaucoup d’argent, tout perdu, cherché des moyens plus rapides d’en refaire, se sont refaits et n’en finissent plus d’étaler leur victoire. Dans l’anonymat de leur habitacle, ils vous serrent en jouant des phares et du klaxon malgré les panneaux de limitation et les radars. Ils abandonnent leur véhicule au milieu de la chaussée pour aller faire une course et se froissent de votre impatience. Vétilles quand on pense à l’instinct de tueur qui vient à certains dès qu’ils tiennent un volant. Hommes et femmes confondus, les premiers assurés d’un droit naturel à faire ce qui leur plaît, les autres frustrées de ne pouvoir affirmer leur personnalité ailleurs, transforment les voies rapides en arènes impitoyables. On voudrait comprendre pourquoi les étrangers les trouvent « si adorables » et « so friendly », alors que sur les routes on n’a jamais connu plus féroce ni odieux. Hors de leur véhicule, leur nature affable reprend le dessus. Ils sont amicaux, oui, généreux, serviables, sincèrement, même si cela fait partie de leur panoplie du parfait dominateur. On voudrait comprendre, mais comprendre ne signifie pas justifier. C’est l’été, saison meurtrière. La chaleur rend nerveux. On voudrait bien que tout ce beau monde aille exercer sa virilité ailleurs que sur la vie d’autrui, merci. Mais ils ne liront pas cette prière. Entre lire et faire vroum vroum, c’est tout choisi.
On voudrait bien les comprendre, nos compatriotes libanais. Tous ces hommes surcouvés par leurs mères qui ne semblent éclos de leurs coquilles démesurées à force que pour mieux exercer leur tyrannie sur le monde extérieur. Toutes ces femmes rejetées dès la naissance et qui n’ont de cesse, depuis, de mendier l’attention, quitte à hypertrophier au bistouri leurs caractères les plus subtils, seins, lèvres, joues, moue...On sait qu’ils ont été marqués par les guerres, qu’ils ont cohabité avec tout le quartier dans l’abri, des jours durant, avant de perdre leur maison et brutalement leur enfance, qu’ils ont interrompu leurs études, se sont mariés à la hâte, créé des familles sans y penser, fait des petits boulots, puis de plus grands, flirté avec la pègre, laissé la moralité aux naïfs, gagné beaucoup...
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Un des plus beaux articles que j'ai lu dans votre journal depuis plusieurs mois...un grand Merci a son auteur...
Par contre pour comprendre le pourquoi ce comportement absurde et criminel..des conducteurs Libanais ...moi psychiatre...je donne ma langue au chat...
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Un des plus beaux articles que j'ai lu dans votre journal depuis plusieurs mois...un grand Merci a son auteur...
Par contre pour comprendre le pourquoi ce comportement absurde et criminel..des conducteurs Libanais ...moi psychiatre...je donne ma langue au chat...
houri ziad
17 h 08, le 14 juillet 2011
Article bien ecrit et bien vrai mais....
Eh bien a mon avis cela ne vient pas forcement des Libanais(es) eux même mais d'un manque de sanction des ministères concernés.
Je crois que si en France ou ailleurs les conducteurs respectent vitesse, code de la route , respect des autres c'est qu ils savent que sinon ils seront sévèrement sanctionnée.
La preuve c'est que les Libanais conduisant a l'etranger respectent les regles..
et que nombre d’étrangers conduisant au Liban adopte très vite la conduite a la Libanaise....
valerie Mroue
10 h 49, le 14 juillet 2011
Pour le contenu, j'approuve.
Mais pour le titre, et "la virilité" de la conclusion, alors là je ne suis pas d'accord.
A mon avis, l'article semble trop axé contre les hommes, même s'il comporte une petite allusion aux femmes.
Tony Chaaya
09 h 24, le 14 juillet 2011
Ce défoulement sur nos routes et de nos jeunes surtout prouve que l’homme est le plus brutal des mâles,
et souvent la femme la plus insupportable des femelles qui l’ applaudit ou l ’encourage pour combler un vide affectif et émotionnel , une frustration et rejet du Moi
Nazira.A.Sabbagha
Sabbagha.A.Nazira
03 h 59, le 14 juillet 2011
touché!
maha el hajj
01 h 43, le 14 juillet 2011
Vrai de vrai, et je parle en connaissance de cause! Chassez le naturel, il revient au galop... vroom vroom...
Un des plus beaux articles que j'ai lu dans votre journal depuis plusieurs mois...un grand Merci a son auteur... Par contre pour comprendre le pourquoi ce comportement absurde et criminel..des conducteurs Libanais ...moi psychiatre...je donne ma langue au chat...
17 h 08, le 14 juillet 2011