« L’économie nationale a dépassé la phase dangereuse », a déclaré Mustapha Kamel Nabli, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), cité par l’agence officielle tunisienne TAP, lors d’une récente conférence de presse à Tunis.
Le produit intérieur brut tunisien a reculé de 3,3 % au premier trimestre, accusant le coup de la révolution, puis l’économie tunisienne s’est relevée au cours du second trimestre, échouant cependant à dépasser la barre des 0 % de croissance.
Selon M. Nabli, il faut « une croissance économique constante durant les deux prochaines années pour accélérer le processus de la transition démocratique dans le pays ».
La BCT a injecté des liquidités d’une valeur de 3 milliards de dinars (1,52 milliard d’euros), au profit des banques de la place, pour leur permettre de contribuer à la relance de l’activité économique.
Fin juin, le conseil d’administration de la BCT avait décidé de diminuer son taux d’intérêt directeur de 50 points de base pour le ramener de 4,5 % à 4 %, afin de soutenir l’amélioration progressive de la situation économique et de rattraper la baisse de la croissance.
En mai, l’Institut de la finance internationale, un centre de recherches de Washington monté par les grandes banques de plus de 70 pays, prévoyait des récessions cette année dans cinq pays arabes dont la Tunisie, mais également l’Égypte, la Libye, la Syrie et le Yémen.
En janvier, la BCT a pris le contrôle de la Banque Zitouna, lancée par un gendre du président tunisien déchu Zine el-Abidine Ben Ali, et de la Banque de Tunisie (BT), dont des administrateurs sont proches de M. Ben Ali.
Source : AFP


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine