Le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, a rencontré des soldats basés en Afghanistan. Paul J. Richards/Reuters
Depuis le 6 juin, 17 soldats américains ont été tués, ce qui n’était pas arrivé depuis 2008 lorsque les forces américaines étaient directement engagées dans des opérations contre les insurgés. Les armes fournies selon Washington par l’Iran aux rebelles irakiens soulèvent « une grande inquiétude », a averti M. Panetta. Cette reprise des attaques contre les soldats américains intervient alors que les États-Unis multiplient les démarches pour convaincre l’Irak de maintenir un contingent après la date butoir de fin 2011. « Je veux évidemment parler de la question de si oui ou non » ils vont demander un maintien de forces américaines après 2011, a ajouté M. Panetta. « S’ils veulent faire une proposition sur un maintien de la présence américaine ici, il faut qu’ils fassent une demande formelle que nous examinerons évidemment », a-t-il poursuivi. Une question qui relève de « l’urgence » car il resterait peu de temps pour négocier un accord, souligne-t-on dans l’entourage du ministre, alors que les derniers 46 000 soldats américains doivent avoir quitté le pays à la fin de l’année.
Largement impopulaire, l’éventuelle prolongation de la présence américaine divise la classe politique. Jalal Talabani avait affirmé samedi que les partis politiques donneraient leur réponse sur un possible maintien « dans deux semaines ». Si les responsables kurdes souhaitent le maintien de la présence américaine, les autres formations ne se sont pas prononcées clairement. Responsables militaires américains et irakiens reconnaissent que les moyens en matière de défense antiaérienne, de renseignement et d’aviation sont insuffisants, selon le plus haut gradé américain, l’amiral Mike Mullen. Pour un haut responsable de la défense, l’initiative doit être irakienne, mais si « rien n’est complètement impossible », plus on avance vers l’automne, plus la décision de maintenir un contingent américain serait coûteuse et risquée.
La veille, Leon Panetta avait effectué une visite surprise en Afghanistan où il a rencontré le président Hamid Karzaï et plusieurs autres responsables afghans. Le terrorisme a été au centre des discussions. M. Panetta avait estimé que la « défaite stratégique » d’el-Qaëda est « à portée ». « Nous parlons d’environ 10 à 20 responsables-clés entre le Pakistan, le Yémen, la Somalie et el-Qaëda au Maghreb islamique (AQMI). Si nous nous en prenons à eux, je pense qu’on peut vraiment vaincre el-Qaëda d’un point de vue stratégique. »
(Source : AFP)


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