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Moyen Orient et Monde - Syrie

L’ambassadeur US se rend à Hama en soutien aux manifestants

L’ambassadeur des États-Unis, Robert Ford, s’est rendu hier à Hama pour marquer sa « solidarité avec la population ». Selon Washington, il a rencontré des habitants et espère rester sur place aujourd’hui pour les nouvelles manifestations qui sont prévues.
Face à la poursuite de la répression sanglante de la révolte en Syrie, le patron de l’ONU, Ban Ki-moon, a estimé que « les tueries doivent cesser », alors que le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, a jugé « inacceptable » que le Conseil de sécurité ne puisse condamner la répression du fait de l’opposition de Moscou.
À Hama, des habitants de la ville ont bloqué des rues hier avec des pneus enflammés pour tenir à distance des cars acheminant les forces de sécurité. Selon Rami Abdelrahmane, de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), deux cars des services de sécurité et de la police ont tenté de pénétrer dans Hama par le nord et quatre autres par l’est. La ville se trouve dans le centre-ouest du pays.
Des centaines d’habitants ont fui ces dernières 24 heures la ville rebelle syrienne de Hama craignant la répression de l’armée, à la veille de nouvelles manifestations attendues à travers le pays pour rejeter tout dialogue avec le régime de Bachar el-Assad. Le chef de l’Organisation nationale des droits de l’homme (ONDH), Ammar Qorabi, a confirmé la fuite des habitants en évoquant « la poursuite des perquisitions, des assassinats et des arrestations dans la cité ». « Les gens qui sont dans Hama ont encore peur d’une intervention soudaine (des forces syriennes). L’eau et l’électricité sont toujours coupées », a-t-il dit.
Le 1er juillet, une manifestation antirégime a rassemblé plus d’un demi-million de personnes à Hama, selon les militants. Les services de sécurité ne sont pas intervenus mais le gouverneur a été limogé le lendemain par décret présidentiel. Au moins 23 civils ont été tués depuis mardi par les tirs des forces de sécurité.
Hama est depuis 1982 un symbole historique, après la répression d’une révolte du mouvement interdit des Frères musulmans contre le président Hafez el-Assad, père de Bachar, qui avait fait 20 000 morts.
L’ambassadeur américain à Damas, Robert Ford, s’est rendu hier dans la ville rebelle et compte y rester aujourd’hui en vue de la nouvelle journée de manifestations prévue dans toute la Syrie, a rapporté la porte-parole du département d’État. M. Ford, dont plusieurs parlementaires américains ont demandé le rappel, « a exprimé notre soutien aux droits des Syriens » alors que le sort de la ville suscite la « grave inquiétude » des États-Unis, a indiqué Victoria Nuland.
À Hama, Robert Ford a pour mission « d’établir le contact » avec l’opposition, a déclaré un haut responsable américain sous le couvert de l’anonymat. « Nous voulons savoir qui sont ces gens, à quel type de processus politique et d’avenir pour leur pays ils aspirent, nous devons prendre contact avec eux et c’est ce qu’il fait là-bas », a poursuivi cette source.
Selon Mme Nuland, le diplomate a pu parler « à plus d’une dizaine de personnes » et a pu se rendre à l’hôpital de la ville où sont soignées des victimes des violences. Il a évoqué « une situation tendue, des magasins fermés ». Mme Nuland a souligné que l’ambassadeur s’était rendu par ses propres moyens dans la ville, traversant un point de contrôle de l’armée syrienne, puis un autre tenu par « les habitants ». Les autorités syriennes avaient été informées à l’avance.
Selon les Comités de coordination locaux (CCL), qui suivent le mouvement de contestation syrien, des manifestations « en signe de soutien à la ville de Hama » ont eu lieu durant la nuit à Deraa, dans le Sud, où les troubles ont commencé le 18 mars, ainsi que dans deux faubourgs de Damas.
Des milliers de personnes ont manifesté à Idleb (Nord-Ouest), à Harasta (Sud-Ouest), près de Deraa (Sud) dans le centre et la banlieue de Damas, à Lattaquié (Ouest), à Hassaka (Nord-Est) et à Homs (centre), selon l’OSDH. L’armée a en outre imposé un « couvre-feu » dans la région de Jabal el-Zawiya (province d’Idleb), où le régime poursuit ses opérations militaires durant lesquelles environ 300 personnes ont été arrêtées ces dernières 48 heures.

(Sources : agences)
Face à la poursuite de la répression sanglante de la révolte en Syrie, le patron de l’ONU, Ban Ki-moon, a estimé que « les tueries doivent cesser », alors que le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, a jugé « inacceptable » que le Conseil de sécurité ne puisse condamner la répression du fait de l’opposition de Moscou.À Hama, des habitants de la ville ont bloqué des rues hier avec des pneus enflammés pour tenir à distance des cars acheminant les forces de sécurité. Selon Rami Abdelrahmane, de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), deux cars des services de sécurité et de la police ont tenté de pénétrer dans Hama par le nord et quatre autres par l’est. La ville se trouve dans le centre-ouest du pays.Des centaines d’habitants ont fui ces dernières 24 heures la ville rebelle...
commentaires (8)

En lisant tous ces commentaires, je réalise à quel point la mémoire est courte chez les libanais. Non seulement une mémoire courte, mais aussi une ignorance totale ! ce n'est plus le Liban de Charles Malek, mais c'est le Liban gauchiste, qui veut faire la guerre à l'impérialisme. Ça vous dérange tant que l'ambassadeur US est solidaire avec UN PEUPLE ? au moins il ne s'engage pas à tirer sur les manifestants. C'est embêtant n'est-ce pas ? " que les étrangers se mêlent de nos affaires " semblez-vous oublier que ce régime à Damas a occupé un pays et supprimé les libertés ? non seulement occupé nos terres mais aussi nommé des présidents, formés des gouvernements, et même envoyé des gorilles battre les jeunes souverainistes dans des manifestations !! que l’ambassadeur US se rend à Hama en soutien aux manifestants, que ça serve d'exemple au régime syrien pour avoir tant mis notre pays sous la botte !

Khoueiry Elie

11 h 17, le 08 juillet 2011

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Commentaires (8)

  • En lisant tous ces commentaires, je réalise à quel point la mémoire est courte chez les libanais. Non seulement une mémoire courte, mais aussi une ignorance totale ! ce n'est plus le Liban de Charles Malek, mais c'est le Liban gauchiste, qui veut faire la guerre à l'impérialisme. Ça vous dérange tant que l'ambassadeur US est solidaire avec UN PEUPLE ? au moins il ne s'engage pas à tirer sur les manifestants. C'est embêtant n'est-ce pas ? " que les étrangers se mêlent de nos affaires " semblez-vous oublier que ce régime à Damas a occupé un pays et supprimé les libertés ? non seulement occupé nos terres mais aussi nommé des présidents, formés des gouvernements, et même envoyé des gorilles battre les jeunes souverainistes dans des manifestations !! que l’ambassadeur US se rend à Hama en soutien aux manifestants, que ça serve d'exemple au régime syrien pour avoir tant mis notre pays sous la botte !

    Khoueiry Elie

    11 h 17, le 08 juillet 2011

  • Est -ce que Mr Juppe trouve inacceptable le refus systematique des Etats Unis envers toute resolution contre Israel?

    ERIK STANCOFSKI

    10 h 38, le 08 juillet 2011

  • Je ne comprends absolument pas une telle attitude. C'est une ingérence claire dans les affaires d'un autre pays. PourquoijQuery161006884068767168572_1310131011672? Ils veulent vraiment transformer la Syrie en nouvel Irak !!!

    BECHARA Marouane

    08 h 51, le 08 juillet 2011

  • Bas les masques, désormais ils jouent à découvert. Je suis à l'affut de l' Osservatore Romano qui ne va pas être content. Faire le même coup d'Irak aux 3 Millions de Chrétiens Syriens c'est trop fort. Messieurs les Yankees, votre conerie d'aujourd'hui donne sa légalité au régime actuel en Syrie. A noter qu'en Syrie les réfugiés irakiens sont de 700.000 ! On le dit à qui veut l'entendre.

    Raphael DAVID

    06 h 12, le 08 juillet 2011

  • Quel hypocrisie ! Tenez bon monsieur Assad, les peuples libanais et syriens vous soutiennent dans votre combat contre ces bandes armées qui veulent terroriser nos peuples et faire sombrer la région dans le chaos, servant ainsi les intérêts de parties bien connues.

    Khalil RAAD

    05 h 01, le 08 juillet 2011

  • Pourquoi, il ne va pas à Gaza ? Où allez en Israel manifester pour le peuple palestinien, et réclamer un état. d.TALAAT

    TALAAT

    04 h 32, le 08 juillet 2011

  • Mais c'est incroyable ce que se permettent les diplomates US. Allons un peu de retenue et surtout qu'ils se mêlent de régler le problème Palestinien et de faire appliquer aux terroristes sionistes les 62 résolutions des nations aux quelles ils ont pris part et qu'ils oublient...! Honte à cette administration ! La seule chose que peuvent faire les gouvernements des pays qui sont gênés par l'ingérence des diplomates US est de leur demander des comptes...ou bien de bien les suivre pour savoir avec qui ils fricotent...

    Boutros Doumit

    04 h 28, le 08 juillet 2011

  • Il faut jeter dehors cet ambassadeur, qui comme ses collegues diplomates américains en Israel, n'a jamais bougé le petit doigt pour défendre quelques malheureux palestiniens expropriés comme des peaux rouges depuis plus de 60 ans. Le combat légitime des Syriens contre l'oppression des Assad est mille fois légitime, mais cela ne donne pas le droit aux tueurs des Indiens d'Amérique et des Arabes de se comporter en justiciers. BHL fait des émules!

    Salim HAJJAR

    03 h 18, le 08 juillet 2011

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