Rechercher
Rechercher

Nos lecteurs ont la parole

Les lecteurs ont voix au chapitre

Une loi centenaire

Un décret publié au Journal officiel du 21 septembre 2010 fixait les nouveaux montants au mètre carré des loyers soumis à la loi du 1er septembre 1948. Les augmentations des loyers des locaux d’habitation régis par cette loi sont déterminées chaque année par décret en fonction de la localisation des logements. Elles sont classées en catégories et sous-catégories et sont déterminées en fonction des équipements et du confort des logements. Ce décret, bien sûr, est loin d’être libanais : il est français et la loi qui remonte initialement à 1928 a été appliqué à l’époque au Liban et en France, à la seule exception que chez nous, c’est le provisoire qui a duré et dure toujours. Mais, cette fois, quelques anciens propriétaires, devenus très vieux, vont vivre quelques instants de rêve en cette fin du mois en voyant virtuellement leurs locaux enfin libres, vu que cette loi presque centenaire viendra à expirer sans qu’un gouvernement n’en propose une nouvelle et sans qu’un autre projet ait vu le jour au Parlement. De nouveau donc aucun juge ne voudra trancher en faveur du bailleur. Au contraire, le locataire d’un fonds de commerce sera plus exigeant.
Vive le tiers-monde !

Antoine SABBAGHA

Lettre ouverte aux banquiers libanais

1- L’État libanais a une dette déclarée de 52 milliards de dollars à laquelle il faut sûrement ajouter quelques milliards qu’on appelle pudiquement « les cadavres dans les placards ».
2- L’État libanais n’a jamais pu diminuer sa dette depuis qu’elle a explosé, à partir de 1993. Au contraire, elle ne cesse de croître. En d’autres termes, l’État n’arrive pas à rembourser.
3- Les banques libanaises financent cette dette avec les dépôts des épargnants en faisant de gros bénéfices dont elles ne manquent jamais de se vanter à grand renfort d’encarts publicitaires.
Si on agrège 1+2+3, on a un résultat explosif qui va immanquablement nous sauter au visage comme c’est déjà arrivé dans des pays bien plus structurés et développés.
Mais bah ! L’été est à nos portes et aucune réflexion ne doit venir assombrir notre quiétude béate. À nos chers banquiers je dis cependant : provisionnez vos résultats au lieu de déclarer des bénéfices insolents car vous risquez bientôt dêtre les fossoyeurs du peuple libanais.

Mikhaël HAGE-CHAHINE
Une loi centenaireUn décret publié au Journal officiel du 21 septembre 2010 fixait les nouveaux montants au mètre carré des loyers soumis à la loi du 1er septembre 1948. Les augmentations des loyers des locaux d’habitation régis par cette loi sont déterminées chaque année par décret en fonction de la localisation des logements. Elles sont classées en catégories et sous-catégories et sont déterminées en fonction des équipements et du confort des logements. Ce décret, bien sûr, est loin d’être libanais : il est français et la loi qui remonte initialement à 1928 a été appliqué à l’époque au Liban et en France, à la seule exception que chez nous, c’est le provisoire qui a duré et dure toujours. Mais, cette fois, quelques anciens propriétaires, devenus très vieux, vont vivre quelques instants de rêve en...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut