Mardi soir donc, selon la version convenue des faits, un cacique du Hezbollah gare sa voiture au flanc d'une mosquée appartenant aux Ahbache (mouvance sunnite puriste créée en Éthiopie). Que croyez-vous qu'il arriva, entre chaleur, impatience de rompre le jeûne, revendication de la faveur divine, exiguïté des rues, rareté des places de parking, amour-propre chatouilleux et, au même moment, discours télévisé du sayyed ? Il arriva, selon le crescendo si prévisible du pire, échange de mots, puis de gros mots, de coups, puis de coups de feu, en l'air, puis ciblés, puis on a sorti les B7 qu'on gardait sous le coude pour le cas où un voleur s'aventurerait par la porte de service. En quelques minutes, contenant mal leur joie de voir les festivités ainsi lancées impromptu, les partisans de tout crin, voyant de la lumière, sont venus avec leur écot. Pour un iftar, ce fut un iftar !
Quatre morts plus tard, le calme revenu après moult interventions en haut lieu, on se demande, groggy, comment la chose est arrivée. Après l'affaire de l'arbre déraciné à la frontière (quatre morts aussi), plus que d'un incident, il s'agit d'un symptôme. Une unité de mesure pour calculer le niveau de pression de la cocotte à vapeur qui nous sert de pays. Et à un tel niveau, il faut bien que la soupape lâche un petit quelque chose pour empêcher l'explosion. Vivement que sorte de notre ciel la constellation de la Petite Chienne (Canicula) et qu'un peu de fraîcheur vienne calmer les esprits. Dire que sayyed Hassan Nasrallah préconise le nucléaire pour régler le problème de l'énergie. Dans le contexte qui est le nôtre, suggérons plutôt les éoliennes ■


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef