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Déshonneur...

Il est des vérités qu’il n’est plus permis d’occulter, il est des impostures qu’il est devenu impératif de dénoncer. Un basculement dans l’indignité justifié par un pragmatisme poltron, par des « intérêts supérieurs » qui sont autant d’insultes à l’intelligence, au simple bon sens.
Honte aux régimes arabes qui laissent faire les tueurs, qui gardent le silence face aux massacres, honte à la Ligue arabe transformée en club de vieux retraités plus soucieux de préserver leurs acquis dérisoires que de défendre des causes susceptibles de perturber leur longue quiétude, leur rassurante somnolence.
Honte aux pays arabes qui protègent les prédateurs criminels sous prétexte que leur maintien au pouvoir est une garantie pour la stabilité régionale. Un monde arabe démissionnaire qui a déjà largement étalé son impuissance face à Israël, qui a transmis le virus des divisions au peuple palestinien et qui a cédé à la seule Turquie, non arabe mais tout autant musulmane, le privilège de défendre les droits de l’homme bafoués, piétinés, meurtris dans la Syrie des Assad.
Honte aux pays membres du Conseil de sécurité qui se complaisent dans leur cécité, se déclinent comme les hérauts des printemps démocratiques et qui s’obstinent à disséquer la paille dans l’œil des voisins alors que la poutre tuméfie leur globe oculaire.
Honte aux dirigeants russes qui refusent d’admettre que les temps ont changé et que leurs intérêts stratégiques dans la région du Moyen-Orient ne peuvent plus être garantis par des régimes pourris. Honte aux occupants d’un Kremlin totalement déphasé qui s’obstinent à croire qu’un Prague bis à Damas, avec des outils locaux, est toujours possible et qu’il vaut mieux traiter avec un dictateur qui leur est acquis qu’avec une relève qui a goûté au parfum de la liberté.
Honte aux héritiers de la répression de Tiananmen pour qui la simple exposition publique d’un jasmin, depuis la révolte de Tunis, est synonyme d’une invite à la révolution. Honte à un régime qui détourne les yeux du carnage en cours et qui n’a qu’une préoccupation : éviter que les idées réformistes ne gagnent une jeunesse assoiffée de changement.
Moscou et Pékin, deux puissances qui seront désignées à l’opprobre de l’opinion internationale, qui seront ciblées comme deux États couvrant des crimes contre l’humanité, le jour où elles useront de leur droit de veto au Conseil de sécurité, le jour où elles bloqueront la résolution, parrainée par Londres et Paris, sanctionnant le régime syrien pour sa répression barbare de la contestation populaire.
Honte, enfin, aux hommes politiques libanais qui délirent, qui mentent toutes les fois qu’ils ouvrent la bouche : une diarrhée verbale dont ils usent et abusent pour travestir les réalités, déformer les évidences, justifier l’injustifiable. Des propos assassins plus meurtriers que des balles, déclinés au service du bourreau, au détriment de la victime. Un bourreau qui avait pourtant humilié, soumis aux pires sévices, ceux-là mêmes qui, aujourd’hui, lui découvrent des circonstances atténuantes, qui souhaitent sa survie et qui délivrent des « one way tickets » aux proies de ce même tortionnaire.
Honte à tous ceux qui ont permis à un régime chancelant de se requinquer au Liban, de réutiliser la scène libanaise pour couvrir ses propres abominations, pour détourner l’attention des crimes commis dans sa « chasse gardée ».
La honte, vous dis-je...
Il est des vérités qu’il n’est plus permis d’occulter, il est des impostures qu’il est devenu impératif de dénoncer. Un basculement dans l’indignité justifié par un pragmatisme poltron, par des « intérêts supérieurs » qui sont autant d’insultes à l’intelligence, au simple bon sens.Honte aux régimes arabes qui laissent faire les tueurs, qui gardent le silence face aux massacres, honte à la Ligue arabe transformée en club de vieux retraités plus soucieux de préserver leurs acquis dérisoires que de défendre des causes susceptibles de perturber leur longue quiétude, leur rassurante somnolence.Honte aux pays arabes qui protègent les prédateurs criminels sous prétexte que leur maintien au pouvoir est une garantie pour la stabilité régionale. Un monde arabe démissionnaire qui a déjà largement étalé...
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