De son côté, les loyers se situent entre 225 et 250 dollars le m2 pour l’ancien stock sans parking. Ils grimpent de 325 à 350 dollars le m2 pour des produits dans des immeubles « classe A » livrés dans leur structure béton.
À l’opposé, le centre-ville compte encore plusieurs bureaux dans un état déplorable, pas entretenus, pas équipés et laissés à l’abandon et surcotés par leur propriétaire. C’est ce stock qui plombe l’actuel taux d’occupation. Rues Riad Solh, Abdel Hamid Karamé et Toubia Aoun, quelques immeubles sont inoccupés depuis 15 ans. Certains sont même à vendre. Leur réhabilitation et leur mise aux normes seraient les bienvenues pour répondre à une demande qui, même si elle n’est pas débordante, existe.
Celle-ci vient principalement de petites sociétés locales à la recherche d’une adresse centrale à Beyrouth et d’un bureau de représentation capable d’impressionner leur visiteur. Leur préférence va pour des unités de 100 à 200 m2. Les espaces ouverts avec de belles hauteurs sous plafond sont appréciés. Le quartier le plus recherché se trouve dans le secteur Foch-Allenby. L’absence de parking est compensée par la proximité des Souks de Beyrouth qui dispose d’un nombre suffisant de places. D’un autre côté, les grosses compagnies avec un staff important sont plus réticentes à investir au centre-ville. Elles préfèrent avoir leur siège social ailleurs avec un meilleur accès et des prix plus avantageux.
Le centre-ville manque également de bureaux à la vente puisque les produits, qu’ils soient en construction ou anciens, sont rares. La demande dépasse l’offre dont les prix de vente pour des bureaux neufs « core and shell » dans des immeubles de standing doivent commencer autour de 6 000 dollars le m2. Les projets qui affichent des tarifs justifiés sont sollicités tant par des investisseurs que par des compagnies locales.
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