Après sa tournée auprès des puissances émergentes, celle qui est donnée grande favorite pour succéder à Dominique Strauss-Kahn a fait, au jour de la clôture des candidatures, un crochet par la capitale portugaise où se tenaient les assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD).
C'est là qu'elle a été rattrapée par les dossiers judiciaires français. Un « petit texto » lui a appris à la mi-journée que la Cour de justice de la République (CJR) réunie à Paris avait renvoyé au 8 juillet sa décision sur l'ouverture éventuelle d'une enquête à son encontre.
La ministre pourrait être accusée d'abus d'autorité pour sa gestion controversée du litige entre l'ex-homme d'affaires Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais au sujet de la vente, en 1993, d'Adidas.
La décision interviendra donc après le choix du directeur général du FMI, attendu avant la fin du mois. Les pays membres de l'institution financière, déjà secoués par la démission de M. Strauss-Kahn, inculpé à New York pour tentative de viol, vont-ils prendre le risque de la nommer malgré tout ?
« Je suis parfaitement confiante et sereine sur le sujet, et ça ne remet en aucune manière en cause ma candidature », a assuré l'intéressée à Lisbonne. « Cela ne me fait ni chaud ni froid », a-t-elle insisté dans un grand sourire.
La bonne nouvelle pour Christine Lagarde est venue de l'Afrique subsaharienne, qui l'a adoubée par la voix du ministre des Finances de République démocratique du Congo (RDC), Matata Mapon.
« Nous sommes encouragés par votre vision du FMI dans le monde », a-t-il lancé, en lui souhaitant « très bonne chance ». Le Maroc a lui aussi affiché son soutien.
Source : AFP


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