Ces derniers mois, des responsables, y compris le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ont fait état d'une amélioration sensible de la situation économique en Cisjordanie.
Mais l'Agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens (Unrwa) souligne que la croissance enregistrée par le secteur privé et l'ensemble de l'économie s'est accompagnée d'une hausse du chômage et du taux d'inflation.
Le rapport précise que le taux de chômage s'élevait à 25 % de la population active durant le second semestre de 2010, soit une hausse de 1,5 % par rapport aux six derniers mois de 2009.
Pour les Palestiniens considérés comme réfugiés, le taux de chômage est encore plus élevé à 27,9 %.
Le taux d'inflation s'élevait à 2,3 % durant le second semestre de 2010, ce qui a provoqué une « nouvelle baisse du pouvoir d'achat pour les salariés », toujours selon le rapport.
Pour l'agence de l'ONU, ces chiffres contredisent les affirmations selon lesquelles la Cisjordanie connaîtrait un boom économique.
Dans un discours le mois dernier devant le Congrès américain à Washington, M. Netanyahu avait parlé d'une « remarquable » croissance de l'économie palestinienne qui avait suivi, selon lui, la décision de supprimer des barrages routiers tenus par l'armée israélienne et de lever une partie des restrictions à la liberté de mouvement des Palestiniens.
« Les bonnes nouvelles économiques que les médias ont évoquées ces derniers mois ne tiennent pas compte de processus plus profonds en cours », a affirmé le porte-parole de l'Agence de l'ONU Chris Gunness.
(Source : AFP)


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