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Moyen Orient et Monde - Iran

Khamenei réclame un retour au calme chez les conservateurs au pouvoir

Le Guide suprême iranien Ali Khamenei a appelé le camp conservateur au pouvoir à mettre fin à ses dissensions, dans un discours prononcé lors des cérémonies marquant le 22e anniversaire de la mort de l'Imam Khomeiny, fondateur de la République islamique.

L'ayatollah Khamenei avait déjà appelé la semaine dernière ses partisans à cesser leurs attaques contre le gouvernement, en recevant l'ensemble des députés. Cet appel n'a toutefois pas calmé les ultra-conservateurs du régime./

"Dans le pays, il y a des positions politiques différentes (...) Si quelqu'un ne veut pas renverser le régime, ni trahir, ni appliquer les ordres des ennemis, mais ne partage pas les mêmes points de vue que vous, il ne faut pas le priver de la sécurité" de s'exprimer, a affirmé le Guide suprême iranien devant des centaines de milliers de partisans du régime réunis au mausolée de l'imam Khomeiny, au sud de Téhéran.
"La piété n'est pas de piétiner ses opposants", a-t-il dit, en ajoutant que qu'il ne fallait pas "priver" de liberté une partie de la société "au nom du révolutionnarisme (...) et à cause des différences politiques".
Il a également appuyé le gouvernement en affirmant que "les responsables ont pu accomplir de grandes choses, de grands travaux d'infrastructures (...) dont les gens verront les résultats dans un avenir proche ou lointain".
Ces dernières semaines, une partie des conservateurs au pouvoir ont lancé de violentes attaques contre les proches du président Mahmoud Ahmadinejad, en particulier son chef de cabinet Esfandiar Rahim Machaie accusé de diriger un "groupe déviationniste" qui, selon eux, viserait à saper les fondements de la République islamique en contestant l'autorité du Guide.
Ces attaques se sont déclenchées alors que le camp présidentiel a annoncé son intention de présenter ses propres candidats aux prochaines élections législatives de mars 2012 contre la majorité conservatrice actuelle du Parlement, dominée par un courant religieux ultra-conservateur se réclamant du Guide.
L'ayatollah Khamenei avait déjà appelé la semaine dernière ses partisans à cesser leurs attaques contre le gouvernement, en recevant l'ensemble des députés. Cet appel n'a toutefois pas calmé les ultra-conservateurs du régime.
L'ayatollah Mohammad Taqi Mesbah Yazdi, longtemps considéré comme le mentor du président Ahmadinejad, a durement dénoncé jeudi, sans le nommer, M. Machaie.
"Malheureusement, ces gens ont agi de manière diaboliques et ont influencé certaines personnalités (ndlr: allusion au président Ahmadinejad), mais ces ordures ne pourront rien faire", a déclaré M. Mesbah Yazdi selon les médias.
Vendredi soir, le président Ahmadinejad n'a pas évoqué les attaques contre ses proches mais a en revanche renouvelé sa fidélité au Guide suprême lors d'un discours au mausolée de Khomeiny, répondant ainsi aux critiques de ses adversaires qui l'accusent de s'écarter de la ligne du numéro un iranien.
L'ayatollah Khamenei, comme chaque année, a également consacré une partie de son discours à la situation au Proche-orient, répondant indirectement au président américain Barack Obama qui s'est prononcé le 19 mai pour la première fois en faveur de pourparlers pour un État palestinien couvrant la Cisjordanie, Jérusalem-Est et la bande de Gaza, moyennant des échanges de territoire négociés avec Israël.
"La terre de Palestine est indivisible (...) et appartient dans sa totalité aux Palestiniens", a affirmé M. Khamenei. "Ceux qui pensaient effacer la Palestine de la carte se sont trompés. Elle a été occupée pendant quelques décades, mais va retourner dans les bras de l'Islam".
Les responsables iraniens répètent régulièrement qu'Israël est voué à la disparition. Téhéran refuse toute idée de paix et de partage territorial israélo-palestinien, et soutient les groupes palestiniens islamistes luttant contre l'État hébreu, en particulier le Hamas.
"Dans le pays, il y a des positions politiques différentes (...) Si quelqu'un ne veut pas renverser le régime, ni trahir, ni appliquer les ordres des ennemis, mais ne partage pas les mêmes points de vue que vous, il ne faut pas le priver de la sécurité" de s'exprimer, a affirmé le Guide suprême iranien devant des centaines de milliers de partisans du régime réunis au mausolée de l'imam Khomeiny, au sud de Téhéran."La piété n'est pas de piétiner ses opposants", a-t-il dit, en ajoutant que qu'il ne fallait pas "priver" de liberté une partie de la société "au nom du révolutionnarisme (...) et à cause des différences politiques".Il a également appuyé le gouvernement en affirmant que "les responsables ont pu accomplir de grandes choses, de grands travaux d'infrastructures (...) dont les gens verront les résultats dans...
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