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Économie - Crise Budgétaire

Nouveau plan d’aide en vue pour sauver l’économie grecque

Le financement supplémentaire sera accordé en échange de conditions strictes, affirme le chef de file des ministres des Finances de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker.

Le Premier ministre grec, George Papandreou, s’exprimant devant la presse après sa rencontre avec Jean-Claude Juncker. Le président de l’Eurogroupe s’est dit persuadé qu’avec le nouveau coup de pouce financier promis, la Grèce allait pouvoir sortir de l’ornière financière. Georges Gobet/AFP

La zone euro a annoncé hier de nouveaux prêts à venir en faveur de la Grèce pour lui éviter la banqueroute, avec contribution volontaire des banques, qui aura pour contrepartie un renforcement de la tutelle budgétaire internationale sur le pays.
Suite aux nouvelles mesures d'économie budgétaires et de privatisations annoncées par le gouvernement grec, le chef de file des ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe), Jean-Claude Juncker, a dit s'attendre à ce « qu'un financement supplémentaire soit accordé à la Grèce en échange de conditions strictes ».
Il s'exprimait devant la presse à Luxembourg à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre grec George Papandreou.
M. Juncker n'a pas donné de montant pour les nouveaux prêts qui devraient être accordés par la zone euro, l'UE et sans doute aussi par le Fonds monétaire international, en plus des 110 milliards d'euros déjà promis en 2010 sur trois ans au pays.
Mais le chiffre de 60 milliards d'euros environ a été évoqué à plusieurs reprises. Et la presse grecque a affirmé vendredi qu'un accord de principe avait été scellé en ce sens pour couvrir les besoins du pays jusqu'en 2014.
L'annonce faite à Luxembourg est de nature à rassurer les marchés financiers qui s'inquiétaient sinon d'un risque de faillite du pays, toujours dans l'incapacité d'emprunter seul en raison des taux d'intérêt très élevés qui sont exigés.
M. Juncker a toutefois annoncé qu'il faudrait que les banques privées qui détiennent la dette publique grecque participent à l'effort pour pouvoir débloquer de nouveaux prêts.
Les conditions fixées « incluent une implication du secteur privé sur une base volontaire et cette implication du secteur privée devra être négociée avec les créditeurs privés » de la Grèce, a-t-il dit.
Cette condition a notamment été posée par l'Allemagne, en dépit de fortes réticences de la Banque centrale européenne qui redoute d'effrayer les marchés financiers et de provoquer une crise de défiance.
Selon des sources diplomatiques, l'option la plus vraisemblable est qu'il soit demandé aux banques de renouveler leurs prêts à la Grèce lorsque ceux qu'elles lui ont déjà octroyés arriveront à échéance, un mécanisme appelé « rollover » dans le jargon financier.
Le président de l'Eurogroupe s'est dit persuadé qu'avec le nouveau coup de pouce financier promis, la Grèce allait pouvoir sortir de l'ornière financière.
« Sur cette base, il est évident qu'il n'y aura pas de sortie de la Grèce de la zone euro, qu'il n'y aura pas de défaut » du pays de paiement de sa dette et que « la Grèce va remplir pleinement ses obligations », a-t-il assuré.
En attendant une aide supplémentaire, Athènes a obtenu hier un bol d'air frais immédiat : l'Union européenne et le FMI ont annoncé avoir donné leur feu vert conditionnel au versement fin juin à la Grèce d'une nouvelle tranche de prêts sur l'enveloppe de 110 milliards d'euros décidée il y a un an. Cette tranche s'élève à 12 milliards d'euros.
En contrepartie, le gouvernement socialiste grec va renforcer encore l'austérité et accélérer les privatisations pour réduire le déficit. Il prévoit 6,4 milliards d'euros d'économies supplémentaires en 2011 et 22 milliards d'ici à 2015. Une grève générale est déjà annoncée pour le 15 juin.
La tutelle internationale sur le gouvernement grec va aussi être renforcée afin de s'assurer que le pays remplisse ses obligations.
Il a été décidé de créer une agence « professionnelle et dirigée de manière indépendante » du gouvernement pour mener les privatisations, ont annoncé l'UE et le FMI dans un communiqué. En outre, ils comptent apporter une « assistance technique » à la Grèce pour la pousser à réformer son économie, avec des mécanismes de surveillance.

(Source : AFP)
La zone euro a annoncé hier de nouveaux prêts à venir en faveur de la Grèce pour lui éviter la banqueroute, avec contribution volontaire des banques, qui aura pour contrepartie un renforcement de la tutelle budgétaire internationale sur le pays.Suite aux nouvelles mesures d'économie budgétaires et de privatisations annoncées par le gouvernement grec, le chef de file des ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe), Jean-Claude Juncker, a dit s'attendre à ce « qu'un financement supplémentaire soit accordé à la Grèce en échange de conditions strictes ».Il s'exprimait devant la presse à Luxembourg à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre grec George Papandreou.M. Juncker n'a pas donné de montant pour les nouveaux prêts qui devraient être accordés par la zone euro, l'UE et sans doute aussi par le...
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