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Moyen Orient et Monde - Pédophilie

La classe politique française s’indigne des accusations de Ferry

L'ancien ministre Jack Lang se dit prêt à poursuivre pénalement ceux qui « mettront son honneur en cause ».
Lâchées au détour d'une émission de télévision, des accusations de pédophilie contre un ancien ministre, non identifié, alimentaient hier la polémique sur le grand déballage des mœurs sexuelles des hommes politiques français, dans le sillage de l'affaire « DSK ». L'ancien ministre de l'Éducation Luc Ferry s'est attiré des réactions indignées en déclarant lundi soir sur la chaîne de télévision Canal+ qu'un autre ex-ministre s'était « fait poisser (attraper, NDLR) à Marrakech dans une partouze avec de petits garçons ». Il a affirmé avoir eu sur cette affaire « des témoignages » de la part « des autorités de l'État au plus haut niveau », notamment d'un chef de gouvernement, mais refusé de donner un nom, de peur d'être condamné en justice.
« C'est la non-dénonciation d'un crime », a accusé hier l'ancienne ministre de la Justice Rachida Dati, ex-magistrate. S'il « sait des choses, il doit dénoncer les faits et indiquer de qui il s'agit », a encore affirmé la députée européenne, estimant que la justice alors allait certainement « s'emparer de ces propos ». Même indignation chez le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé. « Si M. Luc Ferry a la preuve qu'il y a eu un comportement délictueux ou criminel (...), que M. Ferry saisisse la justice », a-t-il déclaré.
Le porte-parole du gouvernement François Baroin a quant à lui jugé « vraiment surprenant » ce qu'a dit Luc Ferry. « Soit il est détenteur favorisé d'informations qui s'appuient sur des faits, et dans ce cas il a le devoir de saisir la justice, soit il rapporte des propos qu'il a entendus dans les couloirs et, dans ce cas-là, il n'est plus le philosophe de la rumeur, mais il en devient un acteur essentiel », a déclaré M. Baroin, à l'issue du Conseil des ministres.
Face aux critiques, Luc Ferry a tenté de se justifier. « J'ai souhaité défendre la presse qui respectait la vie privée et qui ne se rendait pas coupable de diffamation. Je n'ai aucune preuve, ni aucun fait précis sur cette affaire, mais à l'époque où j'étais ministre, j'en ai entendu parler », a déclaré le philosophe sur le site Internet de L'Express. Selon l'hebdomadaire français, les propos de M. Ferry faisaient référence à « une vieille rumeur » mettant en cause l'ancien ministre Jack Lang. « Je ne souhaite pas me mêler de ces histoires pour l'instant », a réagi le socialiste, tout en affirmant au Figaro qu'il est prêt à poursuivre pénalement ceux qui « mettront son honneur en cause ».
Le parquet de Paris a, de son côté, annoncé hier soir avoir ouvert une enquête préliminaire sur cette affaire.
(Source : AFP)
Lâchées au détour d'une émission de télévision, des accusations de pédophilie contre un ancien ministre, non identifié, alimentaient hier la polémique sur le grand déballage des mœurs sexuelles des hommes politiques français, dans le sillage de l'affaire « DSK ». L'ancien ministre de l'Éducation Luc Ferry s'est attiré des réactions indignées en déclarant lundi soir sur la chaîne de télévision Canal+ qu'un autre ex-ministre s'était « fait poisser (attraper, NDLR) à Marrakech dans une partouze avec de petits garçons ». Il a affirmé avoir eu sur cette affaire « des témoignages » de la part « des autorités de l'État au plus haut niveau », notamment d'un chef de gouvernement, mais refusé de donner un nom, de peur d'être condamné en justice.« C'est la non-dénonciation d'un crime », a accusé...
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